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Politique

Le partenariat OCC–BIVAC au cœur d’une vive controverse après les révélations du groupe Exode

La Rédaction

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A Rotana Hôtel, le samedi 21 mars 2026, une conférence de presse du groupe Exode International a jeté une lumière crue sur la gestion de l’Office Congolais de Contrôle (OCC).

Devant journalistes et observateurs, son Éditeur Directeur Général, Papy Honoré Kayembe, a dénoncé ce qu’il qualifie de « dérives graves » dans le partenariat liant l’ OCC à BIVAC International.

Un contrat vivement contesté

Au centre des critiques : le contrat entre l’OCC et BIVAC, que le groupe Exode juge déséquilibré et peu bénéfique pour l’État congolais. Selon les conclusions d’une enquête interne menée durant deux mois, ce partenariat favoriserait davantage des intérêts privés que le Trésor public.

Le groupe de presse évoque un manque de transparence dans l’exécution du contrat, ainsi que des défaillances dans les missions de contrôle aux frontières, pourtant essentielles pour sécuriser les recettes de l’État et protéger l’économie nationale contre la fraude.

Des accusations ciblées

L’un des points les plus sensibles soulevés lors de cette sortie médiatique concerne l’ancien député national Delly Sesanga. Le groupe Exode affirme que ce dernier tirerait des bénéfices substantiels de ce partenariat avec BIVAC, évoquant des revenus annuels estimés à huit millions de dollars américains.

Des allégations graves, présentées comme le symbole d’un système opaque où des individus profiteraient de mécanismes institutionnels au détriment de l’intérêt général.

Une réforme bloquée ?

Au-delà du contrat BIVAC, le groupe Exode dénonce un blocage plus large des réformes engagées au sein de l’OCC. Le Conseil d’administration, selon les déclarations de Kayembe, aurait formulé plusieurs recommandations pour améliorer la gouvernance, renforcer la transparence et accroître les recettes publiques.

Mais ces propositions peinent à être appliquées, freinées, selon lui, par des résistances internes et un manque de volonté au niveau de la tutelle. Des réseaux internes, composés notamment de certains agents et syndicalistes, seraient accusés d’entretenir des pratiques anciennes incompatibles avec les objectifs de réforme.

Un appel au Président de la République

Face à cette situation jugée préoccupante, le groupe Exode a lancé un appel direct au Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Il lui est demandé d’intervenir personnellement pour faire la lumière sur le dossier BIVAC, lever les blocages institutionnels et garantir l’application des décisions visant à redresser l’OCC.

Une question de gouvernance publique

Cette affaire relance le débat sur la gestion des entreprises publiques en République démocratique du Congo. Entre soupçons de contrats opaques, accusations d’enrichissement individuel et difficultés à appliquer les réformes, le cas OCC–BIVAC apparaît comme un test majeur pour la crédibilité des efforts de transparence engagés dans le pays.

En attendant d’éventuelles réactions officielles ou enquêtes indépendantes, ces révélations placent la question de la gouvernance économique au cœur de l’actualité nationale, avec en toile de fond une exigence croissante de redevabilité et de bonne gestion des ressources publiques.

Le Dialogue

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