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Politique

RDC : Le député Emile Assani dénonce l’interdiction de voyage de Delly Sesanga et appelle au respect des libertés fondamentales

La Rédaction

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Au lendemain de l’interdiction de voyage visant le député national et président du parti Envol, Delly Sesanga, l’honorable Émile Assani est monté au créneau. Lors d’une déclaration politique prononcée le lundi 29 juin au Palais du Peuple, le député national a condamné ce qu’il considère comme une atteinte grave aux droits fondamentaux et aux principes de l’État de droit en République démocratique du Congo.

Selon Émile Assani, la confiscation du passeport de Delly Sesanga par les services aéroportuaires, le dimanche 28 juin, est intervenue alors que ce dernier devait se rendre à l’étranger pour poursuivre des soins médicaux à la suite des blessures qu’il affirme avoir subies lors de la dispersion de la manifestation de la coalition C64, le 12 juin dernier, aux abords du Palais du Peuple.

Dans son intervention, le député a rappelé que cette manifestation, organisée par la coalition C64, se voulait pacifique et s’inscrivait, selon lui, dans le cadre des libertés garanties par la Constitution. Il a toutefois soutenu que l’action avait été violemment réprimée, occasionnant des blessures à plusieurs participants, dont Delly Sesanga.

Émile Assani a également dénoncé ce qu’il qualifie de traitement inégal entre les acteurs politiques du pays. Il a estimé que les activités de l’opposition sont régulièrement entravées, tandis que celles du parti au pouvoir bénéficieraient d’autorisations et d’un encadrement des forces de sécurité. À ses yeux, cette situation remet en cause le principe d’égalité devant la loi et traduit un recul des pratiques démocratiques.

Le député national s’est particulièrement insurgé contre l’interdiction faite à Delly Sesanga de quitter le territoire alors que, selon ses déclarations, son état de santé nécessite une prise en charge médicale spécialisée. Il a soutenu qu’une telle décision porte atteinte à plusieurs droits garantis par la Constitution, notamment la liberté de circulation, le droit à la santé et le droit à la vie.

Estimant que cette situation risque d’accentuer les tensions politiques et de fragiliser davantage la cohésion nationale, Émile Assani a appelé les autorités compétentes, sous la haute autorité du président de la République, à restituer sans délai le passeport de Delly Sesanga afin de lui permettre de voyager librement pour recevoir les soins dont il aurait besoin.

« La santé n’a pas de prix », a-t-il insisté, en invitant également la communauté nationale et internationale à suivre de près cette affaire.

En conclusion de sa déclaration, le député national a réaffirmé son attachement à l’État de droit, au respect des libertés publiques ainsi qu’à l’égalité de tous les citoyens devant la loi, appelant les institutions à veiller à la préservation des principes démocratiques dans le pays.

Le Dialogue

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