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Politique

L’ agence Intelligence Economique met à nu les failles de la gouvernance de la capitale et alerte  » Kinshasa ezo kufa »

La Rédaction

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L’ agence Intelligence Economique a rendu publiques les conclusions de son rapport d’enquête sur la mauvaise gouvernance de la ville de Kinshasa par l’actuel gouverneur Daniel Bumba Lubaki.

Au cours d’une conférence de presse qu’il animée devant les professionnels des médias ce lundi 9 mars dans le salon KAMPALA de l’ hôtel ROTANA, situé dans la commune de la Gombe à Kinshasa, le Coordonnateur de l’agence Intelligence Economique, Don Pépé Bondoko a relevé les véritables faiblesses du programme abusivement dénommé KINSHASA EZO BONGA du gouverneur Daniel Bumba qu’il qualifie de programme KINSHASA EZO KUFA (KINSHASA SE MEURT), non sans interpeller le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi sur la nécessité et l’ urgence de pouvoir corriger les choses. Ci-dessous, l’intégralité du rapport d’enquête.

Le rapport d’enquête de l’agence Intelligence Économique interpelle le Chef de l’Etat, « KINSHASA EZO KUFA »

Contrairement aux affirmations d’une certaine presse ainsi que de leur commanditaire, les conclusions du Rapport d’enquête de l’agence Intelligence Économique indiquent que les inondations récurrentes à Kinshasa relèvent avant tout de la responsabilité de l’Hôtel de Ville de Kinshasa. La planification urbaine étant une compétence provinciale, la prolifération de constructions dans des zones inondables, l’obstruction des voies naturelles d’évacuation des eaux et l’expansion anarchique de la ville traduisent un grave défaut d’anticipation et de régulation.

Le pouvoir budgétaire et la priorisation des investissements relèvent également de la province. L’insuffisance des moyens matériels, le manque d’entretien régulier des ouvrages de drainage et l’absence d’actions préventives démontrent une gouvernance déficiente plutôt qu’un simple problème technique.

Par ailleurs, la coordination entre communes, urbanisme, assainissement et voiries dépend du leadership provincial. Si les mêmes dégâts se répètent à chaque pluie, cela révèle une gestion réactive au lieu d’une stratégie préventive fondée sur la cartographie des zones à risque, l’application stricte des interdictions de bâtir et des campagnes permanentes d’assainissement.

Ainsi, au-delà des aspects techniques, la crise des inondations à Kinshasa est avant tout la conséquence d’un manque de planification, de moyens efficacement mobilisés et de volonté politique au sommet de la province.

Le Dialogue

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