Politique
Willy Makiashi reste le seul et unique Secrétaire général, Chef du Parti Lumumbiste Unifié (PALU)

La crise de leadership qui secoue depuis plusieurs années le Parti Lumumbiste Unifié (PALU) connaît un nouveau rebondissement. Contrairement aux informations diffusées mardi sur les antennes de Radio Top Congo, le professeur Willy Makiashi n’a pas été sommé d’abandonner ses prétentions à la direction du PALU au profit du ministre Didier Mazenga.
Selon des informations recueillies auprès de l’Assemblée nationale, la tentative engagée contre le député national Willy Makiashi a connu une issue défavorable pour ses initiateurs. À travers une démarche judiciaire portée par le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, une demande de levée des immunités parlementaires du député élu de Gungu avait été soumise au Bureau de l’Assemblée nationale.
Cette procédure, qui visait à obtenir l’autorisation de poursuites contre Willy Makiashi, était perçue par ses partisans comme une manœuvre destinée à l’écarter du débat sur la succession de feu Antoine Gizenga, figure historique du lumumbisme congolais et fondateur du PALU.
Après examen du dossier, la commission spéciale mise en place par le Bureau de l’Assemblée nationale a présenté son rapport à la plénière. À l’issue des débats, les députés nationaux ont adopté le rapport et rejeté, dans leur grande majorité, le réquisitoire introduit par le procureur général près la Cour de cassation. Cette décision a empêché toute poursuite nécessitant la levée préalable des immunités parlementaires de l’élu de Gungu.
Dans l’entourage de Willy Makiashi, cette décision est interprétée comme une victoire politique majeure. Ses soutiens estiment qu’elle renforce davantage sa légitimité à conduire les destinées du Parti Lumumbiste Unifié après la disparition du patriarche Antoine Gizenga.
Les proches du professeur Makiashi soutiennent que celui-ci demeure le secrétaire général légitime du PALU et la personnalité habilitée à engager officiellement le parti sur les plans politique et institutionnel. Ils considèrent que le rejet du réquisitoire par l’Assemblée nationale vient conforter leur position dans le différend qui les oppose au camp de Didier Mazenga.

De son côté, le ministre Didier Mazenga continue de revendiquer la direction de la formation politique, alimentant ainsi une rivalité qui divise le parti depuis plusieurs années. Cette lutte d’influence a déjà donné lieu à plusieurs procédures judiciaires et administratives devant différentes juridictions du pays.
Alors que les deux camps campent sur leurs positions, la décision de l’Assemblée nationale apparaît comme un nouvel épisode d’une bataille de leadership qui reste loin d’être définitivement tranchée. Pour les militants du PALU, l’enjeu demeure la préservation de l’héritage politique laissé par Antoine Gizenga et la consolidation de l’idéologie lumumbiste au sein de la vie politique congolaise.
En attendant une clarification définitive de la question de la succession, le rejet du réquisitoire visant Willy Makiashi constitue un revers important pour le camp de Didier Mazenga et relance le débat sur la légitimité de la direction du Parti Lumumbiste Unifié.
Le Dialogue