Politique
L’ opposition républicaine sous la coordination de son leader Jean Claude Baende soutient la loi sur l’organisation du référendum en Rdc

L’Opposition républicaine a officiellement salué l’adoption par les deux chambres du Parlement de la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo. Dans un communiqué publié mercredi à Kinshasa, cette plateforme politique estime que cette avancée marque une étape importante dans le renforcement de la participation citoyenne et de la démocratie dans le pays.
Coordonnée par le sénateur Jean-Claude Baende Etaf’eliko, Rapporteur adjoint du Sénat, l’Opposition républicaine considère que cette loi, fondée sur l’article 5 de la Constitution du 18 février 2006, permettra au peuple congolais d’exercer directement sa souveraineté à travers le mécanisme référendaire. Pour cette famille politique, il s’agit d’un progrès significatif dans le processus de maturation démocratique de la RDC.
Dans son communiqué, l’Opposition républicaine réaffirme son attachement à la paix, à la cohésion nationale, à la démocratie et à l’État de droit. Elle exprime également sa disponibilité à participer activement aux prochaines étapes du processus devant conduire à d’éventuelles réformes constitutionnelles destinées à consolider davantage les institutions du pays, améliorer la gouvernance publique et favoriser le développement national.
Cette prise de position intervient quelques jours seulement après une conférence de presse tenue par le sénateur Jean-Claude Baende, au cours de laquelle il s’était exprimé sur le débat relatif à la révision ou au changement de la Constitution. À cette occasion, le leader de l’Opposition républicaine avait affiché son soutien à l’idée d’une nouvelle Constitution, estimant qu’une réforme institutionnelle pourrait contribuer à répondre aux défis politiques, économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.

Le sénateur Jean-Claude Baende, initiateur et président du parti politique Alliance des Démocrates Humanistes (ADH), avait également formulé plusieurs propositions qu’il souhaiterait voir prises en compte dans le cadre d’une éventuelle réforme constitutionnelle. Parmi celles-ci figure notamment le retour à l’appellation « Zaïre », ancien nom de la République démocratique du Congo, une suggestion qu’il présente comme un élément de valorisation de l’identité historique et de la souveraineté nationale.
À travers son communiqué, l’Opposition républicaine appelle par ailleurs l’ensemble des forces politiques, sociales et citoyennes à s’impliquer de manière responsable dans le débat sur les réformes institutionnelles. Selon elle, les enjeux actuels exigent un dialogue constructif et une mobilisation collective afin de bâtir un consensus autour des changements susceptibles de renforcer l’unité nationale et la stabilité du pays.
Alors que le texte de loi sur l’organisation du référendum attend désormais sa promulgation par le Président de la République, le débat sur les réformes constitutionnelles semble prendre de l’ampleur sur la scène politique congolaise. La position affichée par l’Opposition républicaine confirme sa volonté de participer activement à cette réflexion nationale qui pourrait marquer un tournant majeur dans l’évolution institutionnelle de la RDC.
Freddy Longangu