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La Cour constitutionnelle face à une nouvelle épreuve de son indépendance
Toujours accusée d’être inféodée aux régimes en place depuis l’accession de la Rdc à l’indépendance, la Cour constitutionnelle se retrouve à nouveau face à l’épreuve de son indépendance supposée, mais cette fois, dans un contexte différent.
Celui marqué par un changement de régime survenu suite à ce que beaucoup ont qualifié d’alternance pacifique à la tête de l’Etat après l’organisation de la présidentielle controversée du 30 décembre 2018.
Si à l’époque, la haute Cour était accusée d’avoir, sur ordre de l’ancien président de la république Joseph Kabila, validé la fraude électorale à grande échelle que l’opposition avait accusé la Céni d’avoir orchestré en faveur de Félix Tshisekedi, cinq ans après, voici la même Cour , avec une nouvelle composition, devant la même épreuve de son indépendance grâce au seul recours lui soumis par le candidat malheureux à la récente élection présidentielle, Théodore Ngoy qui demande l’annulation pure et simple de cette présidentielle à cause des irrégularités relevés le 20 décembre dernier et les jours qui ont suivi.
Ayant statué sur ledit recours lors d’une audience publique organisée lundi 8 janvier en direct à la télévision nationale, la Cour constitutionnelle va répondre à Theodore Ngoy dans son arrêt qui sera rendu ce vendredi 12 janvier, au terme duquel elle va confirmer ou non la victoire de Félix Tshisekedi.
De leur côté, certains analystes politiques soulèvent plusieurs interrogations sur la sincérité de la démarche du candidat président Theodore Ngoy au travers de son initiative d’attaquer les résultats publiés par la Céni.
« Comment peut-il prendre ce courage, lui qui est dernier sur la liste et qui n’a pas battu campagne? » se demande l’un de ces analystes qui pousse encore loin son interrogation en se demandant si le requérant à la haute Cour n’a pas été utilisé par le pouvoir pour credibiliser le processus de l’élection présidentielle dans le but de ne pas donner l’impression d’une simple formalité suite au refus d’autres candidats président qui ont réalisé des bons scors par rapport à Theodore Ngoy.
Car, aux yeux de ces analystes politiques, il ne fait l’ombre d’aucun doute l’arrêt de la Cour constitutionnelle de ce vendredi va confirmer la large victoire de Félix Tshisekedi.
Peu importe les graves irrégularités des élections du 20 décembre dernier que la Céni à reconnu en sanctionnant les auteurs.
Des irrégularités qui, soutient-on dans le camp du président Félix Tshisekedi ne sont pas de nature à impacter les résultats publiés par la Céni.
Freddy Longangu