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Ces proches des membres du bureau de la Céni proclamés élus, cibles de plusieurs contestations à la cour constitutionnelle !

La Rédaction

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Après la publication par la Commission Électorale Nationale Indépendante (Ceni) des résultats provisoires des élections législatives du 20 décembre 2023, la Cour constitutionnelle s’apprête déjà à statuer sur des cas des contestations qui sont en train de lui être soumis avant de procéder à la proclamation des résultats définitifs.

Les candidats députés nationaux malheureux qui se sentent lésés ont donc, jusqu’à ce samedi 20 janvier 2024 pour saisir la haute cour de leurs recours en contestation desdites élections, conformément à la loi électorale qui leur accorde un délai d’une semaine quant à ce.

Du côté des observateurs, l’on s’accorde déjà à reconnaître l’immensité de la tâche, mieux, du défi que la cour constitutionnelle est appelée à relever dans le traitement de ce contentieux, eu égard au niveau très élevé des cas de contestations, dont les toutes premières sont venues du propre camp du président Félix Tshisekedi où des candidats députés malheureux ont accusé la Céni que l’on dit pourtant aux ordres du pouvoir  d’avoir favorisé la tricherie en nommant des députés qui n’ont pas été élus.

En dehors de ces contestations dont la plupart vont opposer les membres de la famille politique du président Félix Tshisekedi, la haute cour va statuer  également sur plusieurs cas de recours introduits par des candidats malheureux contre une catégorie des candidats  proclamés élus par la Céni.

Il s’agit bien entendu, des proches des membres du bureau et de la plénière de la Céni, proclamés élus députés nationaux grâce, d’après certaines langues, à l’influence directe de leurs proches parents.

Les cas les plus illustratifs jusque-là recensés font état de la proclamation à Lubumbashi du fils du questeur de la Céni Agée Matembo comme député national ainsi que du fils de Roger Bimwala, membre de la plénière de la Céni, proclamé dans la circonscription de Lukunga à Kinshasa.

L’ on parle également de la proclamation  du fils du deuxième vice-président  de la Céni, Didi Manara et de son épouse comme députés nationaux.

Il y a également le jeune frère du rapporteur adjoint de la Céni, ancien député national de Béni, Paul Muhindo Vanahumawa qui a été proclamé député national.

En attendant de vous fournir d’autres cas similaires à la lumière des informations qui vont nous parvenir dans les temps qui suivent, la question que l’on se pose est de savoir si ces personnes ont été proclamées élues grâce à leur propre mérite ou si elles ont bénéficié de l’influence de leurs proches grâce à la position qu’ils occupent au sein de la centrale électorale comme membres du bureau.

Dans tous les cas, les auteurs des recours en contestation de leur élection  ne manqueront  pas de s’appuyer devant la cour constitutionnelle,  sur cet aspect d’affinités  familiales  pour étayer leur argumentaire dans l’espoir d’obtenir l’annulation de leur élection  au motif qu’elle a été favorisée sur base de népotisme.

A moins d’être couverts par des parapluies politiques, le seul moyen efficace pour ces personnes d’échapper à ces accusations consistera à fournir à la haute cour des véritables preuves matérielles de leur élection en brandissant leurs procès verbaux afin de taire toute suspicion.

Faute de quoi, l’on sera dans l’obligation de donner raison à ceux qui ont dénoncé un plan d’arrangement à l’interne au niveau de la Céni concocté par des membres du bureau visant à favoriser des candidats qui leurs sont proches.

En effet, avec un bureau et une plénière essentiellement composés des politiques, dont la plupart ont souvent été députés, mais interdits cette fois par la loi électorale de se présenter comme candidats, nombreuses sont des voix qui les accusent de vouloir à tout prix rester au parlement par le biais de leurs proches parents pour continuer à en tirer les dividendes.

Surtout, lorsque l’on apprend des informations qui circulent depuis un certain temps que les émoluments des députés nationaux auraient été revus à la hausse, passant de 21.000 à 33.000 dollars américains le mois.

Freddy Longangu

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