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Le Sénégal, un bel exemple d’une justice forte et indépendante

La Rédaction

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Il est possible d’avoir en Afrique des institutions plus fortes que des hommes politiques forts en l’occurrence des chefs d’Etats.

C’est le cas de le dire au regard de ce qui se passe au Sénégal où le président fin mandat Macky Sall, vient de s’incliner devant la décision du Conseil constitutionnel d’organiser les élections dans le délai requis, c’est-à-dire le 24 mars 2024 avant l’expiration de son mandat qui arrive à terme le 2 avril prochain.

Ceci constitue une victoire pour la démocratie et l’ Etat de droit qui l’emportent sur les velléités dictatoriales du président Macky Sall qui voulait se maintenir sur le fauteil présidentiel en retardant l’organisation des élections jusqu’à la fin de l’année 2024.

Suscitant ainsi des mouvements des contestations de l’opposition qui se sont poursuivis jusqu’au moment où le Conseil constitutionnel a donné en toute indépendance son avis sollicité par le président Macky Sall à sa requête qui visait à retarder l’organisation des élections jusqu’à la fin de l’année en cours.

Un très bel exemple d’indépendance d’une institution aussi prestigieuse qu’est ce Conseil constitutionnel du Sénégal qui doit inspirer tant d’autres institutions du genre en Afrique pour parvenir petit à petit, si pas à la disparition des régimes dictatoriaux, mais à la baisse de l’ampleur de ce système dans le continent.

Malheureusement,ceci semble être un objectif difficile à atteindre dans la quasi majorité des pays africains dans la mesure où beaucoup de chefs d’ Etats du continent en ont fait des véritables instruments de légitimation et d’accompagnement de leurs pouvoirs.

Ayant délibérément bradé l’indépendance ainsi que les pouvoirs leur conférés par les constitutions de leurs pays face à leurs chefs d’Etats dont ils sont d’ailleurs iinvestis des pouvoirs de leur mise en accusation face aux abus et autres actes de haute trahison qu’ils commettent régulièrement et en toute impunité, les dirigeants de ces premières juridictions de la justice ont accepté de se faire esclaves des dirigeants politiques en échange d’une vie de luxe :

Toujours entre deux avions, partagés entre l’Afrique où l’on possède d’énormes chantiers de construction des grands immeubles et l’occident (Europe/Amérique) où vivent femmes et enfants , avec des comptes bancaires riches en Euros et en Dollars, les responsables des cours constitutionnelles d’Afrique ont librement fait le choix d’être au service de la dictature, plutôt qu’au service de la démocratie, au mépris total de leur serment.

Ce, en dépit des conséquences que cela peut leur coûter sur le plan politique, notamment en cas des chutes des régimes.

L’ exemple le plus illustratif est celui de l’ancien président de la Cour constitutionnelle de la Rdc Benoît Luamba qui, après avoir servi et accompagné Joseph Kabila, s’était vu contraint d’aller vivre et mourir en exil en Belgique après que l’ancien président de la Rdc ait quitté le pouvoir en 2018.

Ce qui est loin d’être le cas avec le président du Conseil constitutionnel du Sénégal qui a fait preuve de son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique de Macky Sall et qui mérite un grand respect pour sa contribution à l’enracinement de la démocratie dans son pays.

Un signal fort pour la République démocratique du Congo qui semble ne pas donner les garanties d’une justice indépendante notamment, au regard de ce qui s’observe dans le traitement de l’affaire liée à l’assassinat de Chérubin Okende.

Ce, au regard des critiques qui ont suivi la publication des résultats de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien ministre des transports qui se serait suicidé, d’après les conclusions du parquet.

Une thèse jugée moins plausible par une très large opinion qui a crié à l’instrumentation de la justice afin de couvrir les auteurs de cet assassinat dont le mobile serait politique d’après certains.

Le Dialogue

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