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Révélations accablantes sur la nomination de Miguel Kashal à la tête de l’ Arsp !
Créée en 2017 par une loi adoptée au parlement avec comme principale mission de contribuer à l’émergence d’une classe moyenne congolaise, l’ Arsp ( Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le secteur Privé) a été détournée de cette mission pour servir aux intérêts des étrangers.
C’est vraiment le cas de le dire au regard de l’ instauration au sein de cet établissement public d’une politique qui octroie plusieurs facilités et avantages aux entreprises de sous-traitance étrangères au détriment des sous-traitants congolais.
Tout a commencé avec une correspondance adressée à l’ancien directeur général de l’ Arsp par plusieurs ambassades occidentales qui, à l’instar du code minier, voulaient à tout prix la révisitation de plusieurs dispositions de la loi créant l’ Arsp, jugées contraires aux intérêts des entrepreneurs expatriés.
Parmi ces dispositions, il y a notamment celle portant sur le taux de prélèvement fixé à 5%, mais jugé trop elevé
par entrepreneurs expatriés membres de la Fec qui, par le biais de leurs ambassades, voulaient à obtenir une révision à la baisse.
Mais suite à son intransigeance et son refus d’accéder à l’ exigence des ambassades occidentales, l’ancien directeur général va perdre son poste avec l’ensemble de son comité de gestion, d’ après les informations en notre possession.
Selon les mêmes informations, tout a été mis en oeuvre par le lobbying des entrepreneurs expatriés issu de la Fec qui aurait eu recours aux influences des dirigeants de l’actuel parti au pouvoir pour obtenir le remplacement de l’ancienne équipe dirigeante de l’Arsp par l’actuelle.
Ce changement de direction à la tête de l’entreprise sera donc la première victoire du lobbying des entrepreneurs expatriés par Fec interposée, avec comme principale conséquence, la révision de la loi sur la sous-traitance jugée trop favorable aux entreprises à capitaux majoritairement congolais.
Il fallait à présent, placer à la tête de l’ Arsp une personne qui doit la piloter conformément à la vision et aux exigences du lobbying patronal expatrié.
Et c’est Miguel Kashal Katemb, actuel directeur général qui a répondu favorablement à ce profil.
Il serait l’émanation du groupe Blattner dont il est jugé très proche du propriétaire de cette entreprise appartenant à David Blattner, un entrepreneur expatrié qui évolue en Rdc.
C’est donc sous l’influence de cet entrepreneur expatrié, considéré comme père adoptif de l’actuel Dg de l’Arsp, à cause des affinités qu’il aurait avec ses enfants que Miguel Kashal aurait été placé à la tête de cette entreprise.
L’Arsp détournée de sa mission ultime
En créant l’Arsp, le législateur a voulu favoriser l’émergence d’une classe moyenne congolaise.
Mais, il est malheureux de constater que l’entreprise a été détournée de cette mission pour laquelle elle été créée.
Son fonctionnement est assimilé aujourd’hui à celui d’une régie financière.
Voilà qui justifie tous ces tapages médiatiques de son Dg qui pense trouver dans ceux-ci, un moyen de séduire le président de la république Félix Tshisekedi pour qui il multiplie éloges et flatteries en longueur des journées dans le seul but de conserver son poste.
Ce, alors que dans l’exécution de la mission dévolue à l’Arsp, Miguel Kashal viole délibérément la loi en privilégiant les entrepreneurs expatriés au détriment des congolais, s’agissant par exemple de l’octroi des dérogations et des attestations.
En effet, dans son article 9, la loi prévoit d’accorder exceptionnellement le marché de la sous-traitance aux sociétés à capitaux majoritairement congolais.
Dans le cas où une société congolaise ne remplit pas les conditions requises à la suite d’un appel d’offres lancé par une entreprise principale, l’ Arsp peut accorder une dérogation à une entreprise étrangère pour lui permettre de gagner ce marché.
Mais hélas, il se trouve que depuis l’avènement de l’actuel comité de gestion, l’octroi des dérogations aux sociétés étrangères se fait au mépris des conditions fixées par la loi.
Il suffit tout simplement de payer des sommes d’argent à l’ Arsp pour bénéficier d’une dérogation.
S’agissant des attestations d’exploitation, il faut dire que leur octroi aux sociétés congolaises est devenu sélectif avec le Dg Miguel Kashal qui ne privilégie que des sociétés de son obédience, même si celles-ci ne remplissent pas les conditions.
La grande majorité des sociétés congolaises sont donc aujourd’hui dans l’impossibilité de se procurer les attestations avec toute la facilité comme c’était le cas avec avant l’avènement de l’actuel comité de gestion de l’ Arsp.
Ils sont des nombreux responsables des petites et moyennes entreprises (PME) congolaises qui ont introduit depuis plus d’une année des demandes d’octroi d’attestations pour commencer à oeuvrer, mais butés au refus du Dg Miguel Kashal de les leur octroyer.
Dans ces conditions, comment promouvoir une classe moyenne en République Démocratique du Congo lorsque la personne à qui cette mission est confiée se trouve être un obstacle à son accomplissement.
Il vrai que l’Arsp réalise des recettes avec l’argent qu’elle perçoit des entreprises, issu du prélèvement à chaque facture du marché.
Au retour, l’Arsp doit assurer à toutes ces entreprises des formations ainsi qu’un accès aux crédits auprès des banques pour leur permettre d’être au même niveau que les entreprises étrangères.
Malheureusement, ces formations sont le cadet des soucis du comité Kashal.
Pierre Albert Mboyo