Actualité
Face à la détermination des Ong et Elites de Basankusu
Affaire Bonobos: l’Ong ABC au pied du mur!
Devant le détour pris par les Amis de Bonobo du Congo –ABC- au sujet de la gestion de la Réserve Ekolo ya Bonobo –RCEB-, le Collectif des ONG et Elites du Territoire de Basankusu se réserve le droit d’appliquer l’article 124 du code forestier.
De l’évidence des faits stigmatisés sur la gestion de la RECB
L’Asbl les «Amis de Bonobo du Congo/ABC» continue à ignorer les préoccupations majeures de l’ensemble des communautés du Territoire de Basankusu soulevées par sa gestion de la Réserve communautaire Ekolo ya Bonobo -RCEB.
En effet, depuis plus de deux mois, des réflexions ont été menées en référence des investigations réalisées sur terrain par les experts concernant les tensions itératives observées entre les communautés du Territoire de Basankusu et les «Amis des Bonobos du Congo/ABC».
Ces réflexions ont révélé l’évidence des faits stigmatisés tels que:
– La procédure ayant conduit à la création de la RCEB en 2019 est porteuse des incohérences et présumée non conforme à la loi n°014/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature.
– La superficie occupée aujourd’hui par la RCEB est largement supérieure à celle reprise dans l’Arrêté portant sa création en se basant sur des analyses géo spatiales réalisées à juste titre en référence des coordonnées géographiques indiquées dans ledit Arrêté. Il faut noter qu’un surplus de 24.062 ha à l’utilisation des limites officielles entre les Territoires de Bongandanga et de Basankusu tenant compte de la description qui circonscrit la RCEB.
– Les arrestations arbitraires et détentions illégales, à répétitif que font subir les éco-gardes aux communautés riveraines, des interdictions d’accès aux droits d’usages dans certaines rivières telles que la rivière Molambi pour la pêche, ou le prélèvement des produits forestiers non ligneux ainsi que des tortures que subissent les communautés lorsqu’elles sont attrapées en train d’exercer la pêche ou le ramassage en pleine réserve.
– L’intention de l’ONG ABC d’étendre la zone de conservation –RCEB- vers les groupements de Bolanda, Bobangi, Lokokoloko, Longonda, Bonamba, Ekombe et Lokombo sans consentement préalable des communautés locales, alors que la gestion actuelle de la dite communautaire suscite de sérieux problèmes de gestion avec les communautés locales nécessitant une réévaluation.
De la velléité irrédentiste des Amis de Bonobo du Congo faisant fi des exigences en matière de conservation
Invité à se joindre aux assises du 16 avril 2024 initiées à Kinshasa par le Collectif des ONG et Elites du Territoire de Basankusu sur les différentes problématiques soulevées par les activités de la RCEB, l’ASBL ABC s’est contentée des excuses et n’a plus fournid’effort pour approcher les organisateurs dans leur quête de solution consensuelle, équitable à travers un cadre inclusif impliquant toutes les parties prenantes.
Force est malheureusement de constater plutôt le choix de défi par ABC qui a décidé, malgré la controverse de forcer la mise en route de son projet d’extension de la RECB sur d’autres sites du Territoire non concernés au départ par l’insertion des Bonobo en milieu naturel. Le Collectif qui suit de très près cette nouvelle évolution, déplore cette velléité irrédentiste de ce partenaire faisant fi des exigences en la matière.
Devant le détour pris par ABC, le Collectif des Ong et Elites du Territoire de Basankusu reste confiant que leur démarche rencontre nettement les efforts des autorités congolaises tant nationales, provinciales que locales qui croient en la RDC comme «pays solution». C’est ce qui s’est dégagé des échanges que le Collectif a eus, le 25 mars 2024, avec la Ministre d’Etat de l’Environnement et Développement durable, en présence des députés du Territoire de Basankusu, des responsables des services techniques de ce Ministère et des autorités de l’ICCN au sujet de la gestion de la RCEB.
Se fondant sur l’implication convenue des autorités à tous les niveaux autour de cette question, ledit Collectif croit dur comme fer que la protection de la biodiversité congolaise, surtout des espèces endémiques, ne peut trouver sa justification que si elle demeure en priorité au service de la population nationale par la préservation de son existence et par ricochet, de l’humanité.
Le Collectif des Ong et Elites du Territoire de Basankusu n’hésitera à recourir à son droit d’appliquer l’Article 134 du code forestier
Au lieu de s’attaquer aux articles de deux médias, pourvus de professionnalisme, sur cette crise née de sa gestion controversée de la RCEB, l’ABC devrait reconnaitre les faiblesses de son approche de conservation et les faits lui reprochés en vue d’une requalification de ses interventions dans le territoire de Basankusu, objet des préoccupations portées par le Collectif sus-évoqué.
Il va sans dire que si obligé, le Collectif des ONG et Elites du Territoire de Basankusu n’hésitera pas à recourir à son droit d’appliquer l’Article 134 du code forestier qui stipule que «les associations représentatives des communautés locales et les organisations non gouvernementales nationales agréées et contribuant à la réalisation de la politique gouvernementale en matière environnementale peuvent exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne les faits constituant une infraction aux dispositions de la présente loi et de ses mesures d’exécution, ou une atteinte, selon les accords et conventions internationaux ratifiés par la République Démocratique du Congo et causant un préjudice direct ou indirect aux intérêts collectifs qu’elles ont pour objet de défendre».