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Désiré Kabongo essoufflé, la Sonas mérite vivement un Dg manager à sa tête !

La Rédaction

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Il y a quelques années, une certaine opinion considérait certaines entreprises du portefeuille telles que l’Inpp, la Cnss ou encore la Sonas pour ne citer que celles-là, comme des canards boiteux ; des entreprises pauvres où il est difficile pour des mandataires publics de se taper une fortune.

Ce qui constitue une grave erreur dans la mesure où la force d’un établissement public, sa viabilité ou encore sa performance résident plutôt dans la capacité de son gestionnaire à en faire réellement une entreprise compétitive, rentable et contribuant de manière significative au budget de l’Etat par des recettes qu’elle génère.

Bref, c’est la capacité managériale de celui qui gère au quotidien un établissement public qui fait de celui-ci une entreprise juteuse comme l’on aime le dire en langage courant.

Pour illustrer cette assertion, il suffit simplement de se référer au cas des trois entreprises citées ci-dessus, sorties de leur image de « canards boiteux » après qu’elles aient été confiées à l’époque à des véritables managers qui avaient réussi à les relever au point d’en faire des entreprises que tous rêvent de prendre lors des nominations des mandataires publics.

C’est le cas de l’Inpp qui a connu son apogée avec l’ancien Dg Maurice Tshikuya, de la Cnss avec madame Agnès Mwad Nawej et de la Sonas avec Hermann Mbonyo.

Pour parler de cette dernière entreprise, aujourd’hui dans un état comateux, il y a lieu de signaler que dans un passé récent, elle avait atteint son apogée sous le mandat de son ancien Dg Hermann Mbonyo.

En véritable manager, ce Dg a fait preuve d’une vision et d’une politique qui ont permis à la Sonas d’être considérée comme l’une des entreprises les plus viables et les plus compétitives de la Rdc.

Il a réussi à relever son niveau en ajoutant plusieurs branches d’assurances qui n’existaient pas, permettant ainsi à l’entreprise d’augmenter sensiblement son chiffre d’affaires.

A cette époque, le personnel de la Sonas était régulièrement payé à terme échu, sans arriérés de salaires, ni grogne comme c’est le cas aujourd’hui avec l’actuel Dg qui n’arrive plus à trouver la solution aux problèmes auxquels l’entreprise fait face.

La crise est telle que la Sonas risque de connaître à tout moment un arrêt de travail suite à une grogne consécutive à l’accumulation de plusieurs mois d’arriérés des salaires des agents.

Le Dg Désiré Kabongo fait preuve d’un manque de vision susceptible de remettre la Sonas au niveau hérité de son prédécesseur, l’ancien Dg Lucien Ekofo.

Nommé dans un contexte particulier marqué par la libéralisation du secteur des assurances en Rdc, Désiré Kabongo n’était pas la personne indiquée pour prendre ce poste.

Comme nous l’avions dit dans notre précédent article, cette fonction devrait revenir à un manager qui doit piloter l’entreprise dans un environnement dominé par une rude concurrence dans le secteur suite à la naissance de plusieurs sociétés d’assurances.

Kabongo, estiment plusieurs spécialistes du secteur, doit être immédiatement remplacé parce que n’étant plus à la hauteur de la tâche.

«Il fait la honte du président Fatshi à cause de son manque de vision. C’est le tout premier Dg du régime au pouvoir, membre de l’Udps, mais incapable de relever le défi comme l’ont fait ses prédécesseurs du temps de l’ancien président Joseph Kabila» a indiqué un haut cadre de l’Udps.

Nous y reviendrons.

Fabien Mbala /CP

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