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Politique

Accusé, le bureau provisoire du Sénat épargné par les enquêtes du ministre de la Justice dans l’affaire du détournement des fonds

La Rédaction

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Le ministre d’ Etat en charge de la Justice et garde des Sceaux, Constant Mutamba s’est rendu ce mercredi 17 juillet au Palais du peuple où il a rencontré les membres du bureau provisoire du Sénat dirigé par le doyen d’âge Pascal Kinduelo Lumbu. Un déplacement presqu’improvisé a-t-on appris, du ministre d’Etat venu échanger avec les membres de ce bureau, secoué depuis un temps par cette affaire dite de détournement d’une somme d’argent évaluée à trois millions de dollars américains à la suite de l’ alerte donnée par un ancien membre du bureau sortant de la chambre haute, le sénateur honoraire Sanguma T. Mosai.

En effet, voulant voir clair dans ce dossier de détournement présumé, Constant Mutamba avait annoncé avoir initié des enquêtes pour établir les responsabilités des uns et des autres afin que les auteurs puissent répondre de leurs actes.

C’est dans ce cadre qu’il a effectué le déplacement du palais du peuple pour échanger avec les membres du bureau provisoire du Sénat.

Répondant aux question lui posées par les journalistes après les échanges avec ces derniers, le ministre d’Etat a indiqué que ses enquêtes ne concernent que les anciens membres du bureau sortant.

««… comme vous le savez, il y avait des bruits qui couraient sur le détournement des fonds par le bureau sortant du Sénat.

Il était donc question pour nous d’assurer et de rassurer le bureau provisoire des termes de l’enquête judiciaire que nous avons diligentée pour que le peuple congolais soit éclairé sur la photo qui a circulé et que nous avons vu des anciens sénateurs avec des briques d’argent sur la table.

Plus rien ne sera comme avant, et c’est à l’ issue des enquêtes qui sont jusque-là inquisitoriales que nous fixerons l’ opinion sur les mesures urgentes et coercitives qui seront prises… » a indiqué Constant Mutamba.

Pour lui donc, les enquêtes ne visent que les anciens membres du bureau sortant du Sénat et non ceux de l’actuel bureau provisoire « Il est hors de question ici de pouvoir insinuer sur une quelconque culpabilité d’un quelconque membre du bureau provisoire. Ici, nous enquêtons sur les images que nous avons vu véhiculer sur les réseaux sociaux qui concernent les anciens membres du bureau du Sénat» a précisé Constant Mutamba qui visiblement, semble avoir épargné les membres de l’actuel bureau provisoire qui pourtant, ont été les premiers à être accusés par le président intérimaire de l’ ancien bureau sortant du Sénat Sanguma T. Mosai d’avoir détourné une dotation venant de la présidence de la république, destinée au remboursement des soins médicaux et autres frais destinés au paiement des sénateurs de la législature passée.
Et comme pour se venger des accusations portées contre le bureau Kinduelo, la photo s’est retrouvée dans les réseaux sociaux après le déclenchement de la guerre entre l’ancien président du bureau sortant du Sénat et l’ actuel bureau provisoire.

Celui-ci a voulu montrer à l’ opinion qu’il ne devait rien à Sanguma étant donné qu’il avait déjà reçu son dû comme membre de l’ancien bureau avec image à l’appui pour servir de preuve.

Mais certains analystes se disent surpris de la position du ministre d’Etat Constant Mutamba qui frise le deux poids, deux mesures car faisant fi des accusations contre les membres de l’actuel bureau provisoire pour ne s’intéresser qu’à l’unique élément de la photo.

Et pourtant cette image, prise à l’insu des personnes photographiées, montre Sanguma T. Mosai et Nathalie Bul’ansung, respectivement président intérimaire et questeure de l’ancien bureau sortant entrain de recevoir de l’argent auprès des services de l’ actuel bureau provisoire, avait été prise dans le but de servir de preuve à leur paiement.

C’est ce que répétait le questeur de l’actuel bureau provisoire Moïse Ekumbo à des journalistes qui allaient s’informer sur ce dossier après les accusations de l’honorable Sanguma T. Mosai à qui ce bureau, a-t-il indiqué, ne doit plus rien.

Pour sa part, l’honorable Pascal Kinduelo a qualifié de spéculation les accusations contre son bureau.

Le Dialogue

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