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Politique

Sommé de quitter la société par les travailleurs en colère, le Dg de Transco qualifie leur grève de «sauvage»

La Rédaction

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Les bus Transco ne seront pas sur les routes de Kinshasa ces jours-ci au plus grand malheur de leurs usagers de la capitale.

D’après les informations en provenance de cette unique société publique de transport en commun, ils (bus) sont interdits de circulation par les agents en colère qui observent actuellement un mouvement de grève consécutif au non paiement de leurs salaires.

Livrés à des conditions de vie précaires dont certains d’entre eux seraient déguerpis avec leurs familles des maisons faute de paiement de loyer, les agents de Transco accusent le comité directeur de megestion des fonds issus des recettes d’exploitation des bus.

« la société produit beaucoup d’argent, mais malheureusement, cet argent va directement dans les poches des membres du comité de gestion, leur permettant de vivre dans l’opulence avec leurs familles au détriment des agents de Transco qui vivent dans la précarité» a indiqué un agent de la société.

Gardant l’anonymat, il signale que l’ensemble du personnel est déterminé à poursuivre le mouvement de grève jusqu’au départ de l’actuel comité de gestion dirigé par le Dg de Transco Cyprien Mbere moba.

Comme ce fût le cas avec les anciens comités désavoués, les travailleurs de société Tranco ont mis en place un dispositif de nature à contrecarrer tout acte susceptible de contourner la consigne de mot d’ordre de la grève en cours.

Les choses sont organisées de telle sorte que les agents hommes passent des nuits dans les installations de la société afin de veiller à ce qu’aucun bus ne puisse sortir.

Alerté, un contingent composé d’ éléments de la police d’intervention rapide (PIR) s’est rendu sur place à la direction générale de Transco, visiblement sur demande des dirigeants de la société, avec comme mission d’aller arrêter d’ éventuelles échauffourées.

Mais ce contingent a dû rebrousser chemin après s’être retrouvé face à un dispositif plutôt bien organisé des agents qui leur ont montré le bien fondé de leur démarche de grève ainsi que son caractère légal.

Contacté par la rédaction de votre site ledialogue.cd, le directeur général de Transco, Cyprien Mbere moba a qualifié de sauvage ce mouvement de grève « en ma connaissance, la grève suit une procédure ; dans le cas d’espèce, elle est sauvage» a-t-il déclaré tout en reconnaissant deux mois d’ impaiement des salaires qu’accusent les travailleurs de Transco.

Le Dialogue

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