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Politique

La Rdc au Conseil des droits de l’homme de l’Onu : victoire diplomatique ou corde au cou ?

La Rédaction

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Les réactions sont partagées après l’admission de la République Démocratique du Congo au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

Butée à une très forte contre campagne de l’opposition, de certains organismes internationaux comme la Fondation Bill Clinton et d’une partie de la société civile qui n’en voulaient pas, cette admission est célébrée dans le camp de l’actuel régime au pouvoir où certains parlent d’une victoire diplomatique.

Ce, en dépit de plusieurs critiques formulées à l’endroit de ce régime, accusé des violations à répétition des droits humains.

C’est le cas notamment avec les arrestations et détentions des acteurs politiques de l’opposition tels que Mike Mukebayi, Daniel N’safu, Seth Kikuni, Jean Marc Kabund pour ne citer que ceux-là, ainsi que d’autres qui sont contraints à l’exil comme Franck Diongo et Jean Claude Vuemba, considérés comme des prisonniers politiques à cause de leurs opinions critiques à l’endroit du pouvoir de Félix Tshisekedi.

A cela, s’ajoute des cas d’arrestation des journalistes comme celui enregistré récemment avec l’interpellation et la détention du journaliste Patrick Lokala, très proche du leader du parti d’opposition ENSEMBLE de Moïse Katumbi Chapwe.

Mais, en dépit de l’ échec de cet appel des opposants à l’admission de la Rdc, certains analystes pour leur part, voient de bon oeil la présence du pays au sein de l’ instance des Nations Unies en charge des droits de l’homme.

Ce, dans la mesure où estime-t-on, cela peut aider à la prévention de certains cas de violation des droits humains souvent constatés et décriés.

Parce qu’en acceptant d’intégrer le Conseil des droits de l’homme de l’Onu, le gouvernement congolais accepte en quelque sorte de se mettre la corde au cou dans ce sens qu’il doit se soumettre aux exigences liées au respect des droits humains afin notamment d’ échapper à des sanctions internationales sur le pays ou sur des individus membres du régime au à l’instar de celles qui ont été infligées sur certains membres du régime précédent de Joseph Kabila.

Freddy Longangu

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