Politique
Vital Kamerhe invite l’Ecofin au strict respect du timing accordé pour examen approfondi des deux projets de loi déclarés recevables à l’Assemblée nationale

Il s’agit du projet de laoi portant reddition des comptes du budget 2023 et du projet de loi rectificative de la loi des finances 2024.
Présentés respectivement par le ministre du Budget, Aimé Boji Sangara et celui des Finances, Doudou Fwamba, les
deux textes ont été adoptés par l’Assemblée nationale au cours de sa plénière de ce mercredi 16 octobre après un très long débat qui s’est poursuivi jusque vers 3 heures du matin.
Aussitôt adoptés, ils ont été envoyés à la commission Economique et Financière et de contrôle budgétaire (Ecofin) de l’Assemblée nationale pour être enrichis grâce à un examen approfondi qu’ils devront y subir avant d’être envoyés au Sénat pour adoption après une seconde lecture.
S’adressant particulièrement aux membres de cette commission permanente de la chambre basse nouvellement mise en place, le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Vital Kamerhe leur a demandé d’exécuter ce travail et de lui en déposer le rapport dans un délai de dix jours
« soyez certains que je vous suivrai là où vous allez être internés…» a prévenu Vital Kamerhe, s’adressant aux membres de l’ Ecofin qu’il a invité au strict respect du timing accordé pour réaliser le travail qu’il leur confié.
Ce, a-t-il expliqué, compte tenu du volume des matières que ladite commission est appelée à examiner pendant la présente session, étant donné qu’après ce travail, a signalé le président de l’Assemblée nationale, suivra immédiatement celui relatif à l’examen du projet de loi portant budget de l’Etat exercice 2025.

Pour revenir au débat qui a suivi la présentation de ces projets de loi, plus particulièrement sur celui portant reddition des comptes, relatif à l’exécution du budget 2023, plusieurs députés nationaux ont, dans leurs interventions du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, dénoncé des cas des dépassements budgétaires dans l’exécution du budget et le non respect par le gouvernement des engagéments pris pour différents secteurs.
L’ honorable Christian Mwando, député national de l’opposition, du parti ENSEMBLE POUR LA REPUBLIQUE de Moïse Katumbi a particulièrement fustigé les dépenses de fonctionnement.
Il juge inadmissible que plus de 50% du budget de l’Etat soient dépensés en procédure d’urgence.
Ce qui dénote d’après lui, d’une mauvaise gestion des finances publiques et qui doit entraîner des sanctions à l’endroit de celui qui est le contrôleur de l’exécution du budget, à savoir, le ministre du budget à qui il a d’ailleurs promis une motion de défiance.
« le gouvernement sortant n’a pas tenu compte du budget qui a été voté en ce qu’il a exécuté tout à fait autre chose ; il y’a des rubriques, notamment pour les provinces, les entités territoriales décentralisées etc qui n’ont pas été exécutées.
Par contre, il y’a d’autres rubriques comme la dette commerciale non certifiée qui ont été exécutées à plus de 500%…
Il n’y a aucun endroit où on a pas fait, soit des dépassements, soit des non paiements ;
Ce qui veut dire que le ministre du budget et les membres du gouvernement n’en ont fait qu’à leurs têtes, et c’est tout à fait inacceptable ;
Raison pour laquelle j’ai demandé qu’une enquête soit menée sur l’exécution du budget en urgence, parce qu’on ne peut pas, dans un pays comme celui-ci, exécuter plus de la moitié du budget en procédure d’urgence…» a fustigé l’honorable Christian Mwando qui a évoqué un autre cas de dépassement budgétaire opéré au ministère des Sports et loisirs où, a-t-il indiqué, le budget a été payé sept fois le montant prévu.
Freddy Longangu