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Politique

Les 8 questions du député Engelemba au Secrétaire Exécutif du Coref sur la gestion des financements publics

La Rédaction

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Le Secrétaire Exécutif du COREF (Comité d’Orientation de la Réforme des Finances Publiques) est attendu à l’Assemblée nationale pour éclairer la lanterne des députés nationaux sur la manière dont cette structure du ministère des Finances exécute sa mission qui consiste à veiller à la bonne exécution des financements publics.

Le numéro un du Coref va donc répondre à l’invitation du député national, Célestin Engelemba Bokuwe qui vient de lui adresser une question orale avec débat en rapport, comme indiqué ci-dessus, à la manière dont le Coref exécute sa mission.

En effet, non satisfait des réponses fournies par le Secrétaire exécutif de cette structure à la question écrite qu’il lui a adressée sur la même préoccupation, l’honorable Engelemba a décidé de transformer cette dernière en une question orale avec débat qu’il a déposée sur la table du Président de l’Assemblée nationale ce jeudi 24 octobre 2024 en attendant sa programmation en plénière.

Il appartient donc au Secrétaire exécutif du Coref, le jour où il sera convoqué devant la représentation nationale pour répondre à la question orale lui adressée par l’élu de Monkoto, de fournir des réponses satisfaisantes pour ne pas amèner l’auteur de la question orale à transformer une fois encore son initiative en une motion de défiance qui pourrait entraîner l’éviction du Secrétaire exécutif au cas où Célestin Engelemba ne serait pas satisfait des réponses qui lui seront fournies.

Il faut signaler que Célestin Engelemba avait motivé la décision de transformer sa question écrite en question orale avec débat en reprochant au Secrétaire exécutif du Coref de parler des actions prometteuses sans exemples concrets appuyés par des données statistiques pour prouver leur efficacité.

Ci-dessous, les huit questions posées au Secrétaire Exécutif du Coref ainsi les raisons avancées par l’auteur de la question orale pour justifier son initiative.

« Q1. Quel est l’état actuel d’avancement des huit (8) axes stratégiques pour la réforme des finances publiques que vous énumérez ?

Q2. Quels indicateurs de performances utilisez-vous pour évaluer l’efficacité des réformes mises en place, et pouvez-vous partager les résultats mesurables?

Q3. Pourriez-vous fournir des données probantes ou des études de cas qui démontrent l’efficacité des initiatives que vous décrivez pour renforcer la gestion des finances publiques?

Q4. En quoi la réforme des Finances Publiques que vous pilotez répond-elle aux critiques de l’ancien système, et comment justifiez-vous l’absence de résultats concrets après quatorze ans d’efforts ?

Q5. Quelle était la justification derrière la transformation du COREF en établissement public, et comment cela affecte-t-il son impartialité entre le gouvernement et les partenaires techniques et financiers (Banque Mondiale)?

Q6. a) Quels sont les montants exacts reçus des partenaires techniques et financiers, y compris la Banque Mondiale, depuis le début de la reforme, et comment ces fonds sont-ils affectés aux différents programmes?

Q7. Monsieur le Secrétaire Exécutif, croyez-vous qu’une reforme pourrait s’éterniser à cause de l’absence de résultat concrets, de l’augmentation de la dette de la gestion opaque des fonds et de la dépendance à des partenaires extérieurs, entrainant ainsi une perception d’inefficacité auprès du contribuable?

Q8. Quels mécanismes envisagez-vous de mettre en place pour éviter que cette réforme
ne s’éternise et n’entraîne des conséquences néfastes pour les finances publiques du pays? »

«Bien que vous mentionniez la gouvernance participative,  vous  n’expliquez pas c «Bien que vous mentionniez la gouvernance participative,  vous  n’expliquez pas comment cette participation est réellement intégrée dans le processus budgétaire. Bien que le document mentionne la publication des résultats de passation des marchés, il ne précise pas comment ces informations sont accessibles au grand public ni comment elles sont utilisées pour prévenir la corruption. Le manque d’indicateurs clairs pour mesurer l’impact des réformes rend difficile l’attribution de responsabilités en cas d’échec. Les mécanismes de reddition de comptes ne sont pas suffisamment développés.Les réformes présentées semblent ambitieuses, mais sans données probantes pour soutenir leur efficacité, il est difficile d’évaluer leur impact réel sur la gestion des finances publiques.»

En conclusion,

«Les réponses fournies présentent un cadre théorique solide concernant la transparence et l’efficacité dans l’utilisation des financements publics. Cependant, elles souffrent d’un manque de détails pratiques et d’indicateurs mesurables qui permettraient d’évaluer réellement leur impact. Par conséquent, vos réponses n’ayant pas satisfait nos attentes, et conformément aux prescrits des articles 138 de la constitution et 184 du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, je suis contraint de transformer cette question écrite en question orale avec débats afin que vous éclairez la lanterne des députés Nationaux devant l’Assemblée plénière »

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