Politique
Visé par une motion de défiance, le ministre des Itpr se présente à l’Assemblée nationale par simple formalité !

Visé par une motion de défiance soumise au vote des députés nationaux ce lundi 9 décembre, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, Alexis Gisaro se présente cet après midi à l’ Assemblée nationale par simple
formalité puis repartir pour aller occuper son bureau de travail sans aucune inquiétude.
C’est vraiment le cas de le dire à propos de ce qui reste de cette motion, transformée en un sujet qui divise au sein de l’ Assemblée nationale entre ceux qui veulent à tout prix obtenir son départ à cause des millions de dollars américains décaissés du trésor public, mais qui n’ont pas servi à la construction de plusieurs routes à travers le pays et ceux qui, au nom de la solidarité sensée guider la majorité au pouvoir à laquelle appartient ce ministre, voudraient le sauver de la motion de défiance.
C’est ce qui explique même le retard de la plénière prévue pour ce lundi 9 décembre, qui en principe, devait être convoquée depuis le début de la semaine dernière, mais qui a été ajournée pour des raisons des difficultés administratives délibérément entretenues par les services de la primature qui ont refusé de réceptionner la lettre de notification de la motion de défiance du président de l’Assemblée nationale adressée à la première ministre Judith Suminwa.
Après plusieurs pressions sur le bureau de l’Assemblée nationale, assorties des menaces de pétition contre son président, Vital Kamerhe, la motion a finalement été programmée en plénière, mais sans aucune chance d’aboutir à l’éviction du ministre des Infrastructures et travaux publics.
Alexis Gisaro a donc obtenu un grand soutien de l’Union sacrée, plate-forme au pouvoir dont les différents partis politiques représentés à l’Assemblée nationale ont donné le mot d’ordre à leurs députés de désavouer la motion de défiance.
Plusieurs déclarations dans les médias ont été lues au courant de la semaine dernière dans ce sens par des groupes parlementaires de l’Union sacrée désavouant l’initiative.
Ce qui veut dire que la motion sera sans aucun doute rejettée par la majorité parlementaire qui compose l’Union sacrée à l’Assemblée nationale grâce à une simple procédure qui va démontrer son irrégularité sans entrer dans le fond de l’examen.
Plusieurs sources concordantes parlent même de l’argent qui a été distribué aux députés quelques jours avant cette plénière en échange de leur votre contre l’initiative visant ce membre du gouvernement issu de la communauté rwandophone et qui aurait des liens matrimoniaux avec une personnalité haut placée du régime au pouvoir.
Pratique qui frise l’impunité et qui rappelle les méthodes autrefois décriées sous le régime de Joseph Kabila.
Le Dialogue