Politique
Maître Jean Mbuyu appelle à continuer la lutte initiée par L.D Kabila jusqu’à la libération totale du néocolonialisme

La tradition a été respectée ce 16 janvier, date marquant la commémoration de l’ anniversaire de l’assassinat de M’zee Laurent Désiré Kabila, troisième Président de la République Démocratique du Congo.
A cet effet, un culte d’action de grâce a été célébré en sa mémoire ce jeudi 16 janvier 2025 à la cathédrale du Centenaire dans la commune de Lingwala où se sont retrouvés les anciens compagnons de M’zee Laurent Désiré, les membres de sa famille biologique ainsi que plusieurs figures du régime dirigé par le Président de la république honoraire, Joseph Kabila, parmi lesquelles son épouse Olive Lembe Kabila et sa sœur jumelle Jaynet Kabila.

Se confiant à la presse en marge de cette célébration après les deux principaux temps forts à savoir, le culte d’action de grâce et la visite du mausolée érigé au palais de la nation, Maître Jean Mbuyu Luyongola a salué la commémoration de la date anniversaire de l’assassinat de M’zee Laurent Désiré Kabila qui, a-t-il dit, est un jour mémorable pour la Rdc.
Ce, a-t-il indiqué, au regard du rôle joué par cet ancien président de la république qui a réussi à mettre fin à la longue dictature du Maréchal Mobutu « Nous étions tous dans l’opposition sous la deuxième république ; nous étions tous dans les mouvements de société civile, mais nous n’ avions jamais réussi, malgré l’opposition politique, malgré les écrits et les actions de la société civile, nous n’avions jamais réussi à faire partir MobutuMobutu ;

Mais il y a eu un mouvement extérieur avec quelqu’un qui a été à la rébellion depuis 1961 à la mort de Lumumba, qui a évolué avec l’extérieur et avec tous ceux qui étaient proches d’un Etat non colonial et non dirigé par le colonisateur, je cite M’zee Laurent Désiré Kabila, qui a eu le courage de prendre les armes, de marcher et de venir proclamer un Congo libéré de tout ce qu’il y avait eu comme maffia comprador de Mobutu et toute la clique qui était autour… » a déclaré Maître Jean Mbuyu qui a déploré l’assassinat de l’ancien président.
Pour lui, M’zee a été tué par ceux là même qui avaient tué Patrice Emery Lumumba, c’est-à-dire, ceux qui ont colonisé les congolais et déporté les africains comme esclaves vers d’autres continents.
Ce, à cause de idéal porté par les deux hommes au travers de leur lutte qui vise à libérer leur peuple du néocolonialisme.
Maître Mbuyu estime donc que cette logique demeure la même jusqu’à ce jour et est à l’origine de la guerre que la Rdc connaît depuis trois décennies dans sa partie orientale.
« Il est important de savoir que le contexte n’a pasngé. Depuis le moyen âge européen, où les noirs ont été considérés comme des bêtes, jusqu’à la décision de nous coloniser, en nous considérant comme des sous-hommes ; jusqu’à l’indépendance qu’ils étaient entrain de nous octroyer avec l’idée de nous garder colonisés ; jusqu’à l’après indépendance que l’on appelle le néocolonialisme, le contexte n’a pas changé» a souligné Maître Jean Mbuyu.
Raison pour laquelle il lance un appel pathétique à tous, du sommet de l’Etat à la base, particulièrement à l’ensemble de l’élite congolaise, tous les domaines confondus que Jean Mbuyu appelle à considérer que la lutte de Lumumba et de M’zee reste la même

« Cette lutte est aujourd’hui de Tshisekedi contre l’impérialisme étranger à travers des sous-traitants, mais elle était hier de Joseph Kabila, elle était avant hier de M’zee Laurent Désiré Kabila, elle a été contre Lumumba et a été contre le peuple congolais.
Dans pareille circonstance, il est important que les congolais s’unissent autour d’un ideal commun pour sauver le Congo.
Pour dire non à ce colonialisme et à cet esclavagisme qui continue sous plusieurs formes.
Et donc, commémorer M’zee Laurent Désiré Kabila et Lumumba aujourd’hui, c’est rentrer de plein pied dans cette lutte historique et nous ne pouvons pas démissionner devant cette lutte. Nous devons continuer à la mener jusqu’à la libération du peuple tout entier » a conclu Maître Jean Mbuyu Luyongola.
Freddy Longangu