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Politique

  Félix Tshisekedi se tourne vers le parlement pour la poursuite des négociations devant mener au dialogue

La Rédaction

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Mis en veilleuse, le processus devant aboutir à la résolution de la crise que connaît actuellement la République Démocratique du Congo est sur le point d’être remis sur les rails.

C’est en tout cas ce qu’il faut déduire d’une importante communication faite par le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe au cours de la plénière de ce mardi 20 mai.

Communication à travers laquelle il a fait part aux députés nationaux d’un échange qu’il a eu avec le président de la république lors d’une audience que celui-ci lui a accordée la veille sur des questions importantes qui concernent le pays.

« Le chef de l’Etat a rappelé à l’attention des élus que les différents accords de paix et de coopération économique en cours des négociations, notamment, grâce à la facilitation des Etats Unis d’Amérique et du médiateur désigné de l’Union africaine, du Qatar feront l’objet d’un examen minutieux au parlement.

Par là, le chef de l’Etat a voulu rassurer la représentation nationale de l’implication des parlementaires dans ce processus, conformément aux dispositions légales et réglementaires avant la conclusion desdits accords…» a signalé l’honorable Vital Kamerhe qui a rassuré les députés présents en plénière que ces accords ne viennent pas consacrer le bradage des ressources naturelles de la Rdc, encore moins la remise en question de son intégrité territoriale.

Il y a donc lieu de souligner en effet, que cette annonce intervient à un moment où la machine semble s’être arrêtée dans différents processus enclenchés en vue d’une solution à la crise sécuritaire qui secoue actuellement la République Démocratique du Congo.

Il s’agit entre autres, des négociations menées à Doha sous l’égide de l’Emir du Qatar entre la délégation du gouvernement congolais et celle de la rébellion de l’AFC/M23 d’une part, et d’autre part, des consultations menées par la dynamique ECC-CENCO en vue d’un pacte social pour la république.

Plusieurs voix se sont élevées, particulièrement du côté de l’opposition où l’on a accusé la partie gouvernementale d’être à l’origine du blocage observé dans ces différents processus.

C’est notamment le cas en ce qui concerne de la dynamique ECC-CENCO qui,après avoir bouclé depuis près  deux mois,  ses consultations menées auprès des différentes parties en conflit, peine toujours à remettre son rapport au président de la république, faute d’une audience que celui-ci tarde à accorder aux princes de l’église, médiateurs internes de la crise congolaise, et qui font l’objet d’une vive contestation dans le camp du pouvoir qui les accuse d’être en connivence avec la rébellion AFC-M23 soutenue par le Rwanda.

Aussi, se demande-t-on si les choses ont évolué avec l’implication désormais sollicitée du parlement qu’a évoquée le président de l’Assemblée nationale pour permettre enfin de voir désormais jettées les bases du dialogue tant réclamé.

Si tel est le cas, il va encore falloir de la patience, le temps que le parlement, qui jusque-là, semblait exclu du processus, aie le temps, dans le cadre de sa mission, de mener l’examen minutieux comme indiqué ci-haut, des différents  des négociations enclenchées.

Ce n’est qu’après que l’on pourra être fixé sur le chronogramme ainsi que les contours du dialogue dont le principe est déjà accepté par les principaux protagonistes.

Toute fois, plusieurs questions se posent encore autour du contexte dans lequel se déroulent les préparatifs de ce dialogue.

Un contexte actuellement marqué par des mauvais indicateurs qui visiblement, sont de nature à compromettre la possibilité des parties au conflit à se retrouver sur la table des négociations.

C’est le cas de ces deux affaires qui défraient actuellement la chronique sur la levée des immunités parlementaires de l’ancien président de la république et sénateur à vie, Joseph Kabila et Augustin Matata que la cour constitutionnelle vient de condamner à 10 ans de travaux forcés plus la confiscation de ses biens dans l’affaire de la débâcle du parc agro industriel de Bukangalonzo en dépit de ses immunités parlementaires que l’Assemblée nationale s’est opposée à la levée.

Le Dialogue

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