Politique
Village Lao à Kinkole : Des pauvres propriétaires chassés de leurs parcelles par des militaires sans aucune forme de procès !

Alors qu’il acheminait une quantité des matériaux achetés pour la construction de sa maison, un propriétaire a été stoppé net, juste à quelques mètres de son chantier par des éléments de la garde républicaine à bord d’une Jeep qui l’ont rencontré et qui lui ont intimé l’ordre de rebrousser chemin et de ne pas mettre ses pieds dans son chantier.
Désagréablement surpris,le pauvre propriétaire est resté sans voix, face à cette situation dont aucun motif ne lui a été donné par ces militaires, si ce n’est que l’ordre de libérer le chantier de tous les matériaux de construction et de retourner avec chez lui.

Cette situation se passe dans un site appelé village Lao au quartier Kinkole dans la commune de la N’sele à Kinshasa où les propriétaires des parcellaires pourtant acquises régulièrement depuis 2006, d’après des témoignages, brandissant leurs titres de propriété, sont sommés de quitter le site sans aucune autre forme de procès.
Qui est derrière cette expropriation ? C’est en tout cas, la grande question qui taraude les esprits des pauvres propriétaires qui ne savent pas à quel saint se vouer.
Et pourtant dans ce site de village Lao, situé tout près du camp militaire Kibomango, certains ministères et sociétés ont acquis des terrains, éventuellement au profit de leurs agents.

C’est le cas du ministère des Finances, de la Regideso, de la société Transco ainsi que des médecins qui ont également acquis des propriétés dans ce site.
D’après les informations mises à notre disposition, cette situation tire son origine d’une tentative d’ expropriation de l’ancien premier ministre, Adolphe Muzito qui a acquis un terrain de 15 hectares pour la construction d’un cimetière, mais dont il a reçu l’ordre de suspendre les travaux.
Par qui ? Là encore le mystère reste entier. Et les autres propriétaires ne s’expliquent pas le fait qu’ils soient victimes d’une situation qui selon eux, ne concerne que l’ancien premier ministre.

Se référant aux chefs coutumiers auprès de qui ils ont acheté les terrains, ces derniers pour leur part, n’arrivent pas non plus à s’expliquer la situation, alors qu’ils reconnaissent avoir vendu en toute régularité ces terrains à ces pauvres propriétaires qui détiennent tous les documents de propriété nécessaires.
Voilà pourquoi ces pauvres propriétaires interpellent particulièrement les autorités à qui ils demandent de respecter ce que le chef de l’Etat dit: Que les militaires arrêtent de se comporter en bourreaux de la pauvre population en la dépossédant de ses biens.
Le Dialogue