Politique
Affaire détournement des 33 millions Usd au Ffn : Voici pourquoi Assan Ongala, Dg a.i est pointé du doigt !

Alors que l’affaire fait la une de plusieurs titres des médias, le Directeur général ad intérim du Fonds Forestier National (FFN), Assan Ongala a délibérément refusé de l’ évoquer dans la conférence de presse qu’il a animée récemment.
Il s’agit de cette affaire qui porte sur les rumeurs de détournement attribué à la à la ministre d’Etat, ministre de l’Environnement et développement durable, Eve Bazaiba, d’une somme de 33 millions de dollars américains du Ffn qui proviendrait des partenaires internationaux et destinée à un projet forestier.
Affaire à laquelle le cabinet de la ministre d’Etat a d’ailleurs réagi par un communiqué dans lequel il a qualifié de fausse information ce dossier de détournement de 33 millions de dollars américains.
Signalons que ces rumeurs se répandent à un moment où cet établissement public, sous la tutelle du ministère de l’Environnement connaît un changement à sa tête suite à la suspension par madame Eve Bazaibade de son ancien directeur général, Honoré Mulumba avec qui elle entretenait des très mauvais rapports.
Ce qui a amené certaines personnes au sein de l’opinion ainsi qu au sein du Ffn à créditer selon elles, la thèse d’un éventuel détournement au regard d’excellents rapports qui existent entre l’ancien directeur général adjoint, assurant actuellement la fonction de directeur général g a.i et la ministre d’Etat en charge de l’Environnement, Eve Bazaiba.
En effet, estiment ces sources, s’il y a eu effectivement détournement des fonds, cela ne peut s’opérer d’après elles, sans la caution de l’actuel Dg a.i du Ffn.
Cela, indique-t-on , au regard de ces bons rapports entre le Dg a.i et la ministre Bazaiba grâce à qui Assan Ongala a réussi à être hissé aujourd’hui à la tête du Ffn.

Quant aux mauvais rapports entre Eve Bazaiba et le Dg suspendu, Honoré Mulumba, il y’a lieu de signaler qu’ils étaient dus au refus de ce dernier à laisser son autorité de tutelle avoir une main mise, mieux un contrôle sur les finances de l’établissement.
Situation qui était à l’origine d’une guerre ouverte entre les deux personnalités par médias interposés.
En effet, nommé à la tête du Ffn comme Directeur général par décret présidentiel, Honoré Mulumba, grâce à des appuis dont il bénéficiait au niveau de la présidence de la république, ne se voyait pas dans l’obligation de rendre compte à la ministre de l’Environnement, bien que sous sa tutelle.
C’est ainsi que, profitant d’un conflit persistant, né entre l’ancien Dg et son ancien président du conseil d’administration (Pca), la ministre Bazaiba a eu enfin l’occasion de se débarrasser du Dg Honoré Mulumba qu’elle a suspendu, ensemble avec le Pca sur recommandation de la Première ministre, Judith Suminwa suite à leur conflit qui ne faisait que durer.
Grâce au vide créé à la tête de cet établissement, la ministre de l’Environnement a eu l’occasion tant cherchée de voir « son pur petit », comme il est surnommé au Ffn, c’est-à-dire, l’actuel Dg a.i prendre le bâton de commandement de l’entreprise.

Permettant ainsi à Eve Bazaiba d’exercer son pouvoir de contrôle de la « marmite »c’est-à-dire des finances du Ffn, autre fois inaccessible , mais désormais à portée de ses mains.
En réaction, plusieurs voix s’élèvent déjà pour appeler la justice ainsi que des institutions de contrôle des finances publiques à initier des enquêtes sérieuses au sein du Ffn autour de ces rumeurs de détournement afin de lancer des poursuites d’éventuelles judiciaires à l’endroit des coupables au cas où les fairs allégués seraient avérés.
Il convient de signaler par ailleurs que cette affaire survient à un moment où, d’après nos informations, la grogne serait entrain de s’installer petit à petit au Ffn, suite notamment au retard constaté dans la paie des agents.
Contacté par votre rédaction pour réagir à ces allégations de détournement, le chargé de communication du Ffn a rejeté tout en bloc.
Selon lui, il n’y eu aucun détournement au sein du Ffn depuis que l’actuel Dg a.i a pris les rênes de cet établissement au mois de janvier de l’année en cours.
Déclaration qu’il a justifiée par plusieurs missions de contrôle qui sont diligentées au Ffn, à savoir l’Igf, la Cour des comptes ainsi que la commission de l’environnement de l’Assemblée nationale qui, a indiqué le chargé de communication du Ffn, n’ont décelé aucun acte de détournement au sein de cet établissement du ministère de l’Environnement.
Le Dialogue