Politique
Pour valoriser les opérateurs du secteur des métiers, l’ Ir Timothée Diakuaku lance la chambre nationale des métiers

Les hommes et femmes des métiers, toutes catégories confondues exerçant en République Rémocratique du Congo seront désormais organisés dans une une corporation dénommée «Chambre Nationale des Métiers»
Pour son initiateur, monsieur Timothée Diakuaku, spécialiste en mécanique automobile et Directeur général d’un grand centre de formation professionnelle dénommé T.DIAK, la création de cette structure est motivée par le souci d’offrir à ceux qui exercent toutes sortes de métiers, un cadre susceptible de les valoriser, les encadrer, mais aussi de les accompagner tant sur le plan juridique que financier.
En d’autres termes, l’objectif poursuivi, a expliqué le visionnaire de la chambre nationale des métiers, vise à arriver à changer l’image péjorative collée aux hommes et femmes des métiers, souvent négligés et considérés comme moins sérieux, mais aussi à inciter les congolais privilégier la main d’œuvre locale souvent négligée au profit de la main d’œuvre expatriée.
Signalons qu’au cours de la conférence de presse du lancement de la nouvelle corporation, monsieur Timothée Diakuaku avait à ses côtés trois principaux partenaires qui vont accompagner la chambre à atteindre ses objectifs.

Sur le plan financier, ce projet sera appuyé par la banque Afriland first bank Drc représentée par monsieur Yannick Bongonda, responsable-pays en charge des marchés des masses.
Dans son intervention, il a apprécié à sa juste valeur l’initiative de monsieur Timothée Diakuaku à laquelle sa banque s’est intéressée.
Ce, a-t-il indiqué, dans le mesure où le secteur des métiers représente 50% de l’économie, mais dont la plupart des opérateurs évoluent dans l’informel et butés à des sérieuses difficultés dont le manque des documents requis pour exercer.
« Nous en tant que banque, nous sommes venus pour encadrer ces masses des professionnels des métiers à l’inclusion financière. Nous allons les éduquer à l’épargne, parce que la banque sécurise votre argent et prodigue des conseils.
Notre mission aujourd’hui consiste à accompagner le petit peuple, les masses pour leur développement en les aidant à obtenir des financements» a indiqué monsieur Yannick Bongonda.
La banque, a-t-il martelé, n’est pas seulement dédiée à une certaine catégorie des personnes qui ont assez de moyens « Nous voulons dire à tous ceux qui pratiquent les métiers tels que les plombiers, les mécaniciens, les carreleurs, les menuisiers…que nous, la First bank, nous sommes intéressés par leurs activités et disposés à les accompagner dans les moindres détails de tout ce qui est lié aux financements.
Nous allons nous déplacer vers eux, accompagnés du responsable de la chambre pour les aider à l’ouverture des comptes et les dépôts, au suivi des flux et mouvements des comptes, retraits et obtentions des cartes ainsi que tous les services que la banque offre pour leur permettre d’aller de l’avant…» a expliqué Yannick Bongonda.

Sur le plan juridique et judiciaire, la chambre nationale des métiers va bénéficier de l’accompagnement d’un collectif d’avocats.
Cet accompagnement, a signalé maître William, expert juridique de la chambre, va consister en une protection juridique et judiciaire de tous les professionnels des métiers membres de la chambre.
« La protection juridique consistera à doter la chambre des documents officiels de son existence légale tels que les statuts et différentes autorisations; tandis que le volet judiciaire se chargera d’apporter secours aux membres de la chambre qui seront impliqués dans des cas de contentieux judiciaires liés à l’exercice de leurs métiers, mais qui sont souvent abandonnés.

En outre, moi et d’autres confrères avocats du collectif, nous allons travailler en partenariat avec la chambre de manière à répondre aux doléances liées aux besoins des membres à formaliser leurs activités avec les documents officiels requisrequis» a expliqué maître William.
Pour sa part, l’inspecteur Jean Kalombo de la structure dénommée «Initiative de soutien aux actions de Félix Tshisekedi a encouragé l’idée de la création de la chambre nationale des métiers tout en promettant d’apporter le soutien à cette initiative.
Le Dialogue