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Politique

Coup de théâtre à l’ Assemblée nationale : Kamerhe et Munongo partis, trois membres du bureau sauvés, les pétitionnaires en colère !

La Rédaction

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Ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale ce vendredi 26 septembre ressemble à un véritable coup de théâtre.

Les députés nationaux ont décidé de sauver  trois des cinq membres de leur bureau visés par des pétitions après les démissions du président Vital Kamerhe et le rapporteur adjoint, Dominique Munongo Inamizi.

Une décision pourtant inattendue tombée à l’issue de la plénière de ce vendredi, consacrée essentiellement à la présentation du rapport de la commission spéciale et temporaire mise en place pour statuer sur les pétitions visant les cinq membres du bureau de la chambre basse.

Après avoir examiné au cas par cas, les griefs mis à charge des trois membres mis en cause, la commission, pilotée par le député de l’Udps, Peter Kazadi a dit n’avoir constaté aucune faute grave dans le chef des trois personnes incriminées par les pétitionnaires qui puisse justifier leurs déchéances.

Soumis au vote, le rapport a été voté par la majorité des députés nationaux présentts à la plénière, à l’exception de certains initiateurs des pétitions avec à leur tête, le député Crispin Mbindule qui a contesté le vote favorable aux trois membres du bureau  visés par les pétitions.

Il a accusé Isaac Tshilumbayi, président intérimaire de l’Assemblée nationale qui présidait la plénière de ce vendredi d’avoir validé le vote du rapport alors que selon lui, la majorité des députés ont voté contre ce rapport.

S’agissant des griefs reprochés aux membres du bureau visés, il pense que ces griefs, qui portent   notamment sur l’incompétence notoire mise à charge du rapporteur de l’Assemblée nationale Jacques Djoli, Crispin Mbindule est resté catégorique.

Pour lui, ce grief constitue une faute grave qui doit justifier la déchéance du rapporteur de l’Assemblée nationale qui, a indiqué l’élu de Butembo, n’a pas été en mesure de mettre à la disposition des députés nationaux les documents de travail, à savoir les pétitions et le rapport de la commission 48 heures avant la plénière de ce vendredi, conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

A ce sujet, il a fait savoir que les petionnaires vont envisagér des nouvelles actions contre la décision qui vise à sauver les trois membres du bureau.

Réagissant de son côté à la fin de la plénière, le président de la commission, Peter Kazadi a rejeté les accusations portées à l’endroit de cette commission qui, a-t-il indiqué n’ avait pas pour mission de blanchir ou inculper tel ou tel autre membre du bureau visé par une pétition, mais de vérifier les faits.

Dans le cas d’espèce, a-t-il ajouté, la commission, qui a statué en toute objectivité et impartialité a trouvé que les trois membres n’ont pas commis une faute grave.

Si le président de l’Assemblée nationale et le rapporteur adjoint ont démissionné, a déclaré Peter Kazadi, cela n’est pas une raison pour que les trois membres du bureau restants soient également contraints à la démission.

Ceux qui ont démissionné, a-t-il indiqué, l’ont fait librement.Tout comme ceux qui sont allés jusqu’àu bout de la procédure.

Même chose pour la commission qui, selon maître Peter Kazadi, a également travaillé en toute liberté, sans influence ou interférence aucune.

Ce à quoi refusent de croire certains observateurs avertis qui voient dans cette décision de sauver les trois membres du bureau de l’Assemblée nationale, la cause des affinités qui existeraient entre eux et des membres de la commission.

Cas précisément du professeur Jacques Djoli et le président de la commission, Peter Kazadi qui, selon plusieurs indiscrétions,  prépare la soutenance d’une thèse de doctorat  sous la direction l’honorable Jaques Djoli.


D’où, la colère des pétitionnaires qui dénoncent ce qu’ils considèrent comme deux poids, deux mesures dans la gestion de cette procédure à l’ issue de laquelle Vital Kamerhe a été sacrifié.

Difficile à ce stade d’envisager la fin de l’épilogue de ces pétitions avec ce qui s’est passé ce vendredi, au regard des nouvelles actions que pourront declancher les pétitionnaires qui ont promis de revenir à la charge.

Aussi, se demande-t-on, Vital Kamerhe a-t-il agi dans la précipitation en démissionnant ou a-t-il cédé à la pression politique exercée sur lui au moyen de la pétition ?

Parce que si le désormais ancien président de l’Assemblée nationale n’avait pas choisi cette option, l’on suppose qu’il aurait sûrement, à l’instar de ses trois collègues du bureau, échappé à cette procédure des pétitions au regard de la conclusion à laquelle a abouti la commission qui privilégié la thèse de la « faute grave» qu’elle dit n’avoir constaté dans le chef des personnes visées par les pétitions. Affaire à suivre.

Le Dialogue

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