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Politique

Le Minetat Marc Ekila invite l’Igf à ouvrir une enquête sur un présumé détournement des fonds destinés à la paie des agents de la Formation professionnelle

La Rédaction

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Le Ministre d’État en charge de la Formation professionnelle, Marc Ekila Likombo, a officiellement saisi l’Inspection Générale des Finances (IGF) pour l’ouverture d’une enquête sur de présumées malversations financières au sein de son ministère. En cause : une utilisation suspecte des fonds destinés à la paie des agents des établissements conventionnés placés sous sa tutelle.

Dans une correspondance datée de la semaine dernière et adressée au Chef de l’IGF, le ministre Marc Ekila a demandé une vérification approfondie des circuits financiers liés aux subventions allouées à ces établissements pour la rémunération du personnel. Selon des sources proches du dossier, plusieurs anomalies auraient été relevées dans la chaîne de décaissement, notamment des écarts entre les montants budgétés, ceux effectivement décaissés, et les sommes perçues par les bénéficiaires finaux.

« Il est de notre responsabilité de garantir la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des deniers publics. Toute utilisation douteuse des fonds publics doit être rigoureusement sanctionnée », a déclaré le ministre Ekila, lors d’un point de presse ce lundi.

Les établissements conventionnés concernés sont des centres de formation professionnelle liés à l’État par des accords particuliers, mais dont la gestion reste autonome sur certains aspects, notamment administratifs. Malgré cette autonomie relative, les salaires de nombreux agents sont encore en partie ou en totalité couverts par des subventions publiques.

Des agents de terrain ainsi que des responsables administratifs de plusieurs centres ont confié, sous anonymat, qu’ils attendent depuis plusieurs mois des paiements pourtant validés par le ministère. Cette situation a suscité des soupçons persistants de détournement, certains évoquant l’existence de « listes parallèles » ou de « retenues injustifiées » opérées lors des virements.

L’IGF, institution de contrôle rattachée à la Présidence de la République, dispose de pouvoirs étendus pour mener des audits et recommander des poursuites en cas de malversations avérées. L’annonce de cette enquête est donc perçue comme un signal fort de la volonté du ministre de faire le ménage dans son secteur.

Réactions mitigées

Si certains syndicats ont salué l’initiative du ministre, d’autres appellent à la prudence. « Ce n’est pas la première fois que des enquêtes sont annoncées, mais nous attendons surtout des sanctions exemplaires et la régularisation rapide des salaires », a réagi un représentant syndical d’un centre de formation à Matete.

Pour l’heure, l’IGF n’a pas encore communiqué sur le calendrier ni sur les modalités de son enquête. Mais selon nos informations, une mission de terrain serait déjà en préparation, avec des descentes prévues dans plusieurs provinces dans les prochaines semaines.

Un test pour la gouvernance

Cette affaire pourrait bien devenir un test majeur pour le ministre Marc Ekila Likombo, qui s’est engagé, depuis sa prise de fonction, à moderniser et assainir le secteur de la formation professionnelle. Le succès ou l’échec de cette initiative aura sans doute des implications politiques importantes, dans un contexte où la lutte contre la corruption reste un cheval de bataille du gouvernement.

Freddy Longangu

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