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A New York, Louis Watum Kabamba met en lumière les « minerais critiques » et la transformation locale comme clés du développement

La Rédaction

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En marge de la 80ᵉ Assemblée Générale des Nations Unies, le ministre des Mines de la République démocratique du Congo, Louis Watum Kabamba, a pris la parole lors d’une table ronde organisée dans le cadre de l’USAfrica Business Week. Devant un parterre d’investisseurs américains et d’acteurs financiers internationaux, il a exposé la vision de la RDC pour son secteur minier, soulignant à la fois les atouts du pays mais aussi les défis et les perspectives de partenariats plus équilibrés.

Un potentiel minier stratégique au cœur des transitions énergétique et numérique

Le ministre Watum Kabamba a commencé par rappeler que la RDC détient des ressources fondamentales pour les économies modernes : cobalt, cuivre, lithium, tantale, et d’autres « minéraux critiques ». Il a souligné que la RDC est le premier producteur mondial de cobalt et le deuxième de cuivre, affirmant que les réserves du pays étaient estimées à plus de 24 000 milliards USD.

Toutes ces ressources, selon lui, placent la RDC comme un partenaire incontournable pour soutenir la transition énergétique (batteries, véhicules électriques, stockage) et l’essor de l’économie numérique.

De l’exportation brute à la chaîne de valeur : cap sur la transformation locale

Un des messages pivots de son intervention a été l’ambition de la RDC de ne plus être seulement fournisseur de matières premières, mais de créer de la valeur sur place. Plusieurs volets à cet égard :

Promouvoir l’implantation d’usines de raffinage et d’usines produisant des matériaux pour batteries.

Favoriser la transformation locale des minerais, pour créer des emplois qualifiés en RDC.

Développer des chaînes de valeur intégrées permettant que les bénéfices liés aux minerais profitent davantage à la population congolaise.

Partenariats transparents, durables et équitables

Dans son plaidoyer, le ministre a insisté sur le type de relations recherchées avec les investisseurs étrangers :

Faire des partenariats sur la base du gagnant‑gagnant : les retombées pour la RDC (emplois, infrastructures, transferts de technologie) doivent être réelles et visibles.

Garantir la transparence et la traçabilité dans la chaîne d’approvisionnement des minéraux critiques.

Respecter les normes environnementales ainsi que les droits des travailleurs dans toutes les étapes d’exploitation et de transformation.

Engagement institutionnel et mesures de gouvernance

Le discours de Louis Watum Kabamba a aussi mis en avant les actions déjà entreprises ou en cours pour rendre le climat des affaires minier plus attractif :

Des réformes menées pour améliorer le cadre réglementaire, renforcer les garanties pour les investisseurs, et assurer une gouvernance plus cohérente.

La mise en place d’un protocole d’accord avec le Business Council for International Understanding (BCIU) pour faciliter le dialogue, le suivi des engagements et la structuration de projets.

L’instauration d’une plateforme de suivi des investisseurs à Kinshasa, un répertoire des projets miniers, afin de garantir transparence, suivi régulier et responsabilisation.

Enjeux, défis et prochaines étapes

Louis Watum Kabamba a aussi évoqué ce que la RDC doit relever comme défis pour concrétiser ses ambitions :

Transformer substantiellement la production, ce qui nécessite des investissements lourds en infrastructures (raffineries, usines, réseaux logistiques).

Former une main‑d’œuvre qualifiée pour les métiers de la transformation industrielle.

Assurer protection de l’environnement, régulation stricte, bonnes pratiques dans l’exploitation, pour éviter des externalités négatives.

Vers une RDC acteur globalement reconnu dans l’économie verte

Par cette intervention devant des investisseurs internationaux, Louis Watum Kabamba a adressé un message clair : la République démocratique du Congo ne souhaite plus être confinée au rôle de pourvoyeur de matières premières. Elle entend devenir un pôle industriel, un acteur stratégique dans les chaînes de valeur mondiales liées à la transition énergétique, numérique et verte.

Si les engagements pris à New York (protocole d’accord, plateforme de suivi, etc.) sont suivis d’actions tangibles, cela pourrait marquer un tournant pour le secteur minier congolais : davantage d’emplois, plus de transformation locale, une gouvernance renforcée, et un positionnement international plus affirmé.

Conclusion : L’intervention de Louis Watum Kabamba à la table ronde aux États‑Unis est le reflet d’une volonté de la RDC de remodeler le secteur minier pour qu’il devienne un vecteur de développement industriel, social et environnemental. Le défi sera désormais dans la mise en œuvre, dans la crédibilité des partenariats et dans la capacité du pays à concilier exploitation des ressources et respect des normes universelles.

Le Dialogue

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