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Politique

Le lieutenant-général Jules Banza Mwilambwe plaide pour des actions collectives afin de restaurer la paix dans la région des Grands Lacs

La Rédaction

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Réunis à Kinshasa dans le cadre des travaux préparatoires du 9ᵉ Sommet des chefs d’État de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), les chefs d’États-majors des armées membres ont planché sur la sécurité, la stabilité et le développement d’une région toujours marquée par la méfiance et les tensions transfrontalières.

Malgré l’existence d’un pacte régional engageant les pays membres à coopérer pour la paix, les accusations mutuelles persistent, notamment entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Ce dernier, pourtant signataire du pacte, est régulièrement pointé du doigt pour son implication présumée dans l’instabilité de l’Est congolais — une situation que la délégation congolaise a vivement dénoncée.

Représentant le ministre de la Défense nationale, Julien Paluku a rappelé l’importance d’une collaboration militaire renforcée, soulignant que « les menaces qui touchent un pays de la région concernent l’ensemble de la CIRGL ». Il a plaidé pour une coopération fondée sur la confiance, le partage des renseignements et la mutualisation des efforts militaires.

Mais c’est surtout l’intervention du lieutenant-général Jules Banza Mwilambwe, chef d’État-major général des FARDC, qui a marqué les esprits. Dans un ton ferme et rassembleur, il a insisté sur l’urgence d’entreprendre des actions collectives concrètes pour faire face aux défis sécuritaires persistants. « Il est impératif d’entreprendre des actions collectives orientées vers ces défis, de les enrayer et de trouver les équilibres partagés entre nos différentes nations, en vue d’atteindre la paix globale à laquelle aspirent nos populations », a-t-il déclaré.

Pour le haut gradé congolais, la stabilité régionale ne pourra être atteinte qu’à travers une solidarité militaire effective entre les États membres de la CIRGL. Cette démarche, selon lui, doit s’accompagner d’un renforcement des mécanismes régionaux existants et de leur adaptation à l’évolution des menaces actuelles, qu’elles soient transnationales, politiques ou économiques.

Le Secrétaire exécutif de la CIRGL et le chef d’État-major de l’armée angolaise ont également abondé dans le même sens, exhortant les pays signataires à respecter pleinement leurs engagements contenus dans le pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement.

Alors que Kinshasa s’apprête à accueillir le 9ᵉ Sommet des chefs d’État de la région, placé sous le thème « Consolidons la paix, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs », les attentes sont grandes. Pour le lieutenant-général Jules Banza Mwilambwe, cette rencontre doit marquer un tournant : celui du passage des discours aux actions concertées, seules capables de ramener la confiance et d’assurer un avenir de paix durable dans cette région longtemps meurtrie.

Freddy Longangu

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