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Politique

Jean Claude Masangu Mulongo plaide pour un recensement général, pilier de la gouvernance en RDC

La Rédaction

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l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a tenu, le 24 mars dernier, une séance plénière stratégique consacrée au deuxième recensement général de la population et de l’habitat. Au cœur des échanges : la nécessité de doter le pays de données fiables pour orienter efficacement ses politiques publiques.

Invitée d’honneur, Diene Keïta, Sous-Secrétaire générale des Nations Unies et Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population, a insisté sur l’importance de cette opération pour le développement durable. Elle a notamment mis en avant des priorités telles que la valorisation du dividende démographique, la promotion de la jeunesse et l’amélioration des indicateurs de santé maternelle et infantile.

Parmi les voix les plus marquantes de cette plénière, celle du député national Jean Claude Masangu Mulongo s’est distinguée par un plaidoyer fort en faveur du recensement.

Pour l’ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo, cette opération dépasse largement le cadre électoral.
« Le recensement est un processus complexe et de longue haleine. Il ne doit pas être limité aux échéances électorales, mais servir à connaître avec précision la population, jusqu’au niveau des avenues, communes et provinces », a-t-il souligné.
Selon lui, disposer de statistiques fiables permettrait de mieux planifier les infrastructures de base telles que les écoles, les centres de santé ou encore les marchés.

Il a également évoqué la nécessité d’une meilleure coordination entre la Commission électorale nationale indépendante et l’Office national d’identification de la population afin d’anticiper la constitution d’un fichier démographique solide.
Sur la question du financement, Jean Claude Masangu Mulongo a rappelé l’existence de lignes budgétaires dédiées aux dépenses exceptionnelles, tout en soulignant l’appui potentiel des partenaires internationaux, notamment les Nations Unies.

Il a également suggéré l’utilisation de technologies modernes, comme les mécanismes satellitaires, pour améliorer la précision des données.

Cette dynamique a été largement soutenue par les élus nationaux. Pas moins de 301 députés ont voté en faveur de la tenue du recensement, traduisant un consensus politique autour de cet enjeu crucial.

Au-delà de l’aspect technique, ce projet s’inscrit dans une vision globale : renforcer la gouvernance publique et asseoir les politiques de développement sur des bases statistiques crédibles. Pour beaucoup d’observateurs, il s’agit d’une étape indispensable pour permettre à la RDC de mieux planifier son avenir et répondre efficacement aux besoins de sa population.

Freddy Longangu

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