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Politique

Abandonnés, les conseillers communaux recourent à la rue pour réclamer leurs salaires !

La Rédaction

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Est-ce la désillusion pour les conseillers communaux ?

C’est en tout cas, la question que l’on se pose au regard de ce qui semble être un abandon dont ils sont l’objet.

L’ euphorie qui a suivi leur élection semble avoir laissé place à l’amertume.

Tout simplement parce que six mois après cette élection, ils n’ont pas touché les frais d’installation, ni reçu leurs émoluments.

lBref, ils n »arrivent pas à tirer les dividendes de leur élection au même titre que les députés nationaux, les députés provinciaux et les sénateurs qui ont déjà commencé à toucher leurs émoluments.

Ne sachant quoi faire après avoir attendu en vain pendant six mois, ils ont décidé d’investir la rue pour faire entendre leurs voix.

Brandissant calicots et affiches à l’effigie de Félix Tshisekedi, reprenant leurs revendications, les conseillers communaux de Kinshasa et ceux de toutes les provinces présents dans la capitale se sont rendus d’abord au palais du peuple, siège du parlement pour manifester avant de se rendre le vendredi 28 juin à la cité de l’Union africaine où se trouve le bureau du président de la république.

Visiblement, les deux sit-in n’ont abouti à rien, parce que n’étant suivi d’un quelconque communiqué faisant état ne fût ce que d’une simple promesse pour rassurer les manifestants.

L’ on se demande alors combien de temps va perdurer cette situation qui ne permet pas à ces conseillers de faire le travail pour lequel ils ont élus.

En effet, ayant comme principale mission de contrôler ceux qui gèrent au quotidien les municipalités, également appelées ETD (Entités Territoriales Décentralisées), les conseillers communaux plaident aussi pour la poursuite du processus électoral en vue de l’organisation dans un bref délai, des élections des conseillers urbains ainsi que des bourgmestres et leurs adjoints.

Des nouveaux responsables issus des élections avec qui ils pensent avoir des bons rapports de collaboration au regard des mauvais rapports qu’ils entretiennent avec ceux qui sont actuellement en fonction qui ont été nommés et qui semblent ne pas reconnaître leurs pouvoirs.

Ces revendications seront-elles prises en compte ? C’est la question que l’on se pose au regard de plusieurs appréhensions que manifestent beaucoup d’analystes qui voient dans cet impaiement des conseillers communaux, le signe de l’incapacité du trésorr congolais à prendre en charge un très grand nombre des fonctionnaires de l’ Etat devant lequel le pays va se retrouver à l’issue du processus électoral en cours.
N’est-ce pas la raison pour laquelle ces élections municipales, locales et urbaines n’ont été prises en compte dans les trois processus électoraux de 2006, 2011 et 2018 ?

En tout cas, si cela s’avérait ainsi, l’on donnera raison à ceux qui avaient reproché à l’actuel régime au pouvoir d’avoir organisé ces élections sans au préalable prendre en compte le paramètre de contrainte budgétaire.

Le Dialogue

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