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Politique

Très mal préparée, une cabale montée contre la députée Lukamata a raté sa cible !

La Rédaction

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Les graves accusations portées contre la personne de la députée nationale Colette Lukamata Nkulu continuent de soulever des vagues des réactions et d’indignation tant au niveau des médias traditionnels que des réseaux sociaux.

Dans une émission télévisée, visiblement d’une chaîne du réseau social YouTube, le présentateur, non autrement identifié met en cause un certain nombre des personnalités politiques dont l’honorable Colette Lukamata qu’il accuse d’être à l’ origine du phénomène Mobondo qui a causé plusieurs morts dans l’espace grand Bandundu.

Selon lui, ce phénomène qui tire son origine des conflits communautaires entre les ethnies teke et yaka, est alimenté et soutenu par des personnalités qu’il a indexées dont la plupart sont originaires des différentes provinces issues du démembrement de l’ancienne province du Bandundu.

Peter Kazadi, Christophe Mboso, Aubin Minaku, Jonathan Bialosuka, Colette Lukamata ainsi que Laurent Batumona et son épouse madame Frida Mushi ont, selon le présentateur de ladite chaîne, reçu une somme d’argent évaluée à deux milliards, huit cents quarante-huit millions des dollars américains en échange des des terres cédées à des éleveurs nilotiques venus de l’étranger à la recherche des espaces pour paître leurs troupeaux et y rester pendant une durée des 26 ans.

Dans le contrat de vente signé avec les « nouveaux propriétaires» des terres selon le même présentateur de l’émission, ces derniers ont l’obligation de fournir à leurs vendeurs quelques têtes des bovins après une certaine période, leur donnant ainsi la possibilité de devenir des propriétaires des élevages des vaches, a déclaré le journaliste qui dit détenir les preuves irréfutables de ses affirmations.

Il conclut en attribuant la cause de l’insécurité qui sévit aujourd’hui dans plusieurs territoires de l’espace grand Bandundu à l’ installation de ce qu’il appelle empire Hema Tutshi constitué des éleveurs étrangers qui se réclament nouveaux propriétaires et qui se livrent à des massacres des vrais originaires des terres pour prendre leur place.

Indignées et révoltées après ces graves accusations, plusieurs personnes issues notamment des différentes organisations de la société civile de l’espace grand Bandundu ainsi que de certaines organisations professionnelles des médias sont montées au créneau pour dénoncer des accusations sans fondement, montées de toutes pièces dans des laboratoires politiques pour ternir l’image des adversaires politiques.

C’est le cas de le dire au sujet précisément de cette imputation dommageable faite la députée nationale Colette Lukamata accusée d’ avoir participé à la prétendue vente des terres aux éleveurs nilotiques en qualité de gouverneure de la province du Kwango.

Ce qui constitue une incohérence notoire relevée dans cestte accusation quand on sait que la dame n’a jamais été gouverneure de la province du Kwango et qu’à l’époque des faits sur lesquels cette histoire est basée,c’est-à-dire l’année 2012, Colette Lukumata, pasteur de son état, était partagée entre l’église entrain de prêcher la parole de Dieu et son travail comme cadre à la Direction Générale des Impôts (Dgi).

Sa carrière politique démarre effectivement en 2018 lorsqu’elle entre au Sénat pour le compte de la province du Kwango, précisément du territoire de Feshi qu’elle représente d’ailleurs aujourd’hui à la chambre basse comme députée nationale.

Dans ce territoire ainsi que dans plusieurs autres et localités de la province du Kwango, Colette Lukamata a initié plusieurs actions sociales et de développement dont la construction des infrastructures qui expliquent les bons score électoraux à son actif.

Mais ces actions sont vues d’un mauvais œil par ses adversaires politiques qui se recrutent au sein même de la province du Kwango dont elle est originaire et qui s’ emploient toujours à s’ériger en obstacles chaque fois que cette dame cherche à briguer certaines fonctions importantes.

C’est le cas de l’ impitoyable campagne de diabolisation dont elle était l’objet lors de l’élection du gouverneur de la province du Kwango.

Pour revenir aux accusations invoquées ci-dessus, il y a lieu de souligner les incohérences qu’elles contiennent et qui renseignent sur le caractère d’un coup mal préparé qui a raté sa cible.

Pas besoin de fournir un grand effort pour déceler confusions, contradictions et autres élucubrations dans lesquelles le fameux journaliste verse du début jusqu’à la de son émission.

Tantôt il parle de la province de la Tshopo, tantôt il évoque celle du Kwango.

Dans les preuves de ses allégations sur la bagatelle de près de trois milliards de dollars américains, il brandit une paperasse qu’il présente comme le rapport d’une Ong des droits de l’homme sans pourtant citer le nom de l’Ong en question.

Même chose en ce qui concerne les élevages des bovins appartenant aux personnes qu’il met en cause dont il dit avoir enquêté sur les lieux où se trouve chacun de ces élevages, sans pour autant étayer ses accusations par des images.

F.L

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