Politique
La juge Kalume Asengo Cheusi pour donner à la Cour constitutionnelle son prestige

La Cour constitutionnelle de la Rdc va connaître un changement à sa tête à l’issue de l’élection qui est prévue ce vendredi 20 juin.
Au nombre des candidats en lice pour succéder au président sortant, Dieudonné Kamuleta Badibanga, également candidat à sa propre succession, se trouve la juge Kalume Asengo Cheusi.
Une figure féminine de proue au sein de la magistrature congolaise qui a à son actif un parcours élogieux et qui se donne comme mission, non seulement de redorer les blasons de la haute juridiction congolaise, mais aussi de lui donner le prestige dû à son statut de première juridiction du pays.
Née à Kalemie dans la province du Katanga le 9 mai 1955, mais originaire de la province du Maniema, la juge Kalume , mariée et mère de cinq enfants, jouit d’une riche expérience professionnelle, notamment avec sa nomination comme magistrate en 1989, six ans après la fin de ses études universitaires en 1983 à l’Université de Kinshasa où elle a obtenu son diplôme de licence en droit économique.
Au cours de cette même année 1989, elle sera nommée substitut du procureur de la république puis affectée au parquet de Kinshasa Kalamu.
Ayant gravi tous les échelons au sein de la magistrature, la juge Kalume sera nommée 1er substitut du procureur en 1990, puis juge au Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/MateteMatete en 1996.
Comme présidente du TGI, elle sera affectée à Kenge en 1999 avant de devenir en 2000 Magistrate déléguée au Service de documentation et d’études au ministère de la Justice. En 2002, elle est nommée Conseillère à la Cour de sûreté de l’Etat, puis affectée comme Juge à la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete en 2006 avant d’exercer la même fonction à la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe en 2009.
Elle deviendra par la suite magistrat civil du siège à la Cour suprême de justice en 2013 comme Conseillère/Juge. En 2018, elle est nommée Conseillère/Juge au Conseil d’Etat avant de devenir en 2020 Juge à la Cour constitutionnelleconstitutionnelle où elle siége en remplacement du juge Ubulu dont le mandat est encore en cours.
En effet, forte de ses 36 ans de carrièrecarrière et grâce à son sens elevé d’éthique et d’intégrité morale, la juge Kalume Asengo Cheusi, comme indiqué ci-haut, vient avec l’ambition de donner à la Cour constitutionnelle son prestige et sa crédibilité à un moment où cette juridiction présente une image indigne de son statut.
Ce, au regard de certains scandales liés notamment à la gestion calamiteuse des contentieux électoraux de 2023 ainsi qu’à la gestion même de cette haute par le président sortant sur qui pèsent des accusations allant dans plusieurs sens.
Albert Mabika