Politique
José Makila critique l’accord de Washington et le compare à celui signé entre le Maréchal Mobutu et les Usa

Plus de 48 heures après la signature à Washington aux Usa de l’accord dit de paix entre la Rdc et le Rwanda, les réactions continuent à tomber au sein de la classe politique congolaise.
Face aux déclarations de soutien apporté à cet accord par la famille politique du président de la république, Félix Tshisekedi, l’on ne cesse d’enregistrer des voix discordantes venant principalement de l’opposition.
C’est le cas avec la position que vient d’exprimer l’opposant José Makila Sumanda depuis les Etats Unis d’Amérique où il réside depuis des années.
Cet ancien ministre des Transports et voies des Communications sous Joseph Kabila, qui a choisi de rester fidèle à l’ancien président de la république se montre critique vis-à-vis de l’accord signé le 27 juin dans la capitale américaine qu’il qualifie d’acte de capitulation stratégique pour la Rdc.
Ci-dessous, ses propres :
« Lorsqu’un homme est en train de se noyer au milieu d’un fleuve, le premier réflexe est de s’ agripper à tout ce qui flotte.
Même s’il s’agit d’un d’un tronc d’arbre pourri, il s’y accrochera avec l’espoir de survivre. Mais, que dire lorsque ce n’est pas un tronc d’arbr, mais un crocodile affamé qui rôde, prêt à dévorer sa proie sur son propre terrain de chasse ?
C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui.
Le régime, affaibli, fragilisé et sans boussole, tente de faire passer pour une « victoire diplomatique » ce qui n’est en réalité qu’un acte de capitulation stratégique.
Les américains eux, savent ce qu’ils veulent. Ils ont attendu leur heure. Depuis Mobutu, leur projet n’a jamais changé.
Les plus lucides se souviennent de l’invitation de Herman Cohen à Mobutu au Disney World aux Etats-Unis-symbole d’un pouvoir en chute et d’un Occident prêt à acheter ce qu’il a aidé à construire.
Aujourd’hui encore, l’histoire semble se répéter. Maïs, ceux qui lisent entre les lignes savent que derrière les sourires et les poignées des mains, il y a des calculs, des intérêts et surtout des prédateurs »