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Politique

FFN : Quand Assan Ongala, Dg a.i confie la gestion de la communication à un mercenaire

La Rédaction

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Que doit faire le journaliste congolais pour se faire respecter ? C’est la question qui convient de se poser au sujet de son image qui ne cesse de se  détériorer.

En effet, dans un environnement où exercer le métier de journaliste équivaut presque à l’exercice d’un service volontaire et bénévole,il ne sera pas surprenant d’assister de temps à autre, à la non observance des règles d’éthique et déontologie.

Ce, au regard des conditions de vie et de travail très difficiles dans lesquelles évoluent aujourd’hui les professionnels des médias, abandonnés à leur triste sort par l’Etat congolais.

Une situation qui perdure depuis des décennies, ayant contraint la quasi-majorité  des journalistes congolais à brader, contre leur gré, l’éthique qui régit leur profession en échange des avantages financiers afin d’arriver à contourner la situation de misère à laquelle ils sont condamnés.

Mais, en dépit de cet environnement hostile, force est de reconnaître qu’il existe des journalistes qui, de temps à autre, arrivent à sortir du lot en s’efforçant d’exercer l’art d’informer dans le respect des principes qui le régissent.

Parmi ces principes, il y a celui qui astreint le journaliste, dans le traitement d’une information mettant en cause une personne, à toujours prendre en compte la version contradictoire afin d’éviter toute partialité.

Ce à quoi votre média, LE DIALOGUE s’est conformé dans la publication d’un article lié aux rumeurs d’un prétendu détournement des 33 millions des dollars américains du Fond forestier national (Ffn) attribué à la ministre d’Etat en charge de l’Environnement, Eve Bazaiba.

Contacté pour relayer cette information devenue virale dans les réseaux sociaux, LE DIALOGUE a tenu, avant toute publication et conformément à l’éthique et déontologie professionnelles, à prendre la version des faits du Ffn pour la simple raison que son Directeur général, d’après nos sources,    était accusé d’avoir facilité ledit détournement à la ministre de tutelle.

Mais face à l’impossibilité de joindre le Dg a.i du Ffn, son chargé de communication a donné rendez-vous à votre média pour réagir à ces allégations de détournement.

Dans sa version des faits, le chargé de communication, un certain Arnold Cardoso a, de la manière la plus catégorique,  rejeté les allégations d’un quelconque détournement qui, a-t-il indiqué, n’a jamais été opéré au Ffn depuis que l’actuel Dg ai, Assan Ongala y assure l’intérim.

Fort de cette réaction, LE DIALOGUE va rédiger un article équilibré sur  les faits allégués de détournement et de complicité imputés à la ministre d’Etat en charge de l’Environnement et au Dg intérimaire du Ffn, mais en utilisant le conditionnel,  faute des preuves sur les faits allégués, tout en en reprenant les propos du chargé de communication du Ffn.

Après la publication de l’article, la rédaction du journal LE DIALOGUE sera désagréablement surprise de recevoir un coup de fil du chargé de communication du Ffn très furieux qui veut savoir pourquoi cet article a été publié.

Dans ce coup de fil, plein d’injures insupportables, sieur Arnold Cardoso menace de traduire en justice le responsable du journal LE DIALOGUE afin qu’il  montre les preuves de ce qui est écrit dans l’article.

Devant un tempérament volcanique affiché par ce chargé de communication,  tonnant au téléphone comme s’il parlait à un petit enfant, la rédaction va tenter de le ramener à la raison, lui faisant comprendre que les faits sont relatés  au conditionnel avec la prise en compte de sa version, tout en lui rappellant la possibilité de faire un droit de réponse s’il le souhaite.

« ….c’est ça votre stratégie de courir derrière les droits de réponse. Tu n’honores pas tes pseudo 20 ans dans la profession. Prépare tes éléments de preuve qui démontent que le Dg ai aurait facilité un détournement de 33 millions de dollars. Vous méritez un recyclage, je me demande si vous êtes sortis de quelle école de journalisme » a rétorqué rétorqué au téléphone sieur Cardoso qu ira jusqu’à traiter de MENDIANT le responsable du journal, le qualifiant même de « TEMBE TEMBE », terme qui désigne des  » journalistes » sans organe de presse qui, dans des lieux de reportage, courent derrière  cocktails et argent de collation appelé ”coupage » ou ”transport  » généralement remis aux journalistes qui viennent assurer la couverture médiatique lors des manifestations officielles.

À cet effet, la rédaction du journal LE DIALOGUE met au défi sieur Cardoso de fournir ne fût ce qu’ une seule preuve justificative des termes péjoratifs qu’il colle au journaliste de ce média.

En aucune fois, sieur Cardoso, comme chargé de communication, n’a vu un seul reporter du journal LE DIALOGUE, encore moins son responsable dans une manifestation du Ffn se comporter en TEMBE TEMBE ou pour faire de la MENDICITÉ.

Il s’agit là d’une imputation dommageable que le responsable du journal a décidé de porter devant la justice  pour réparation, puis qu’ayant porté atteinte à son honneur et à sa dignité.

Respectueux du code d’éthique et déontologie, LE DIALOGUE, qui a été contacté pour publier un article incriminant des responsables de la gestion publique à savoir, la ministre de l’Environnement et le Dg a.i du Ffn, n’a pas voulu contourner la règle comme lui demandé par ses sources en attribuant à ces deux personnalités la responsabilité des faits qu’elles n’ont peut-être pas commis, mais il a jugé bon de leur offrir l’occasion de donner leurs moyens de défense par l’intermédiaire du chargé de communication du Ffn.

A défaut d’appliquer cette  règle d’or recommandée par le code d’éthique et déontologie, que sieur Cardoso connaît parfaitement bien, lui qui se dit « enseignant » du journalisme, la rédaction du journal LE DIALOGUE ignore l’existence d’une autre règle à laquelle elle aurait dû recourir pour se conformer au code d’éthique et déontologie.

Ce qui amène à se demander si réellement ce fameux chargé de communication du Ffn est du domaine ou si l’on a à faire à un mercenaire recruté par le Dg ai  pour gérer sa communication en violation des règles régissant la profession.

L’ on comprend à présent pourquoi le Dg suspendu et réhabilité du Ffn, Honoré Mulumba avant sa suspension,  préférait  toujours sous-traiter avec d’autres spécialistes du domaine à qui il faisait appel en cas de besoin pour gérer sa communication, alors que sieur Cardoso était pourtant disponible.

Landry Mafolo

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