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Comme l’assassinat de Chebeya sur le régime Jkk, celui de C. Okende désormais collé à la peau de l’actuel régime au pouvoir

La Rédaction

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C’est en tout cas, la conclusion à laquelle beaucoup d’analystes se voient obligés d’aboutir au sujet de l’assassinat de Chérubin Okende, ancien ministre des transports et ancien porte-parole du parti politique de l’opposition ENSEMBLE de Moïse Katumbi.

Ce, à cause du dénominateur commun qui se dégage entre les deux affaires s’agissant des possibles liens de causalité avec les régimes au pouvoir en place au moment du déroulement des faits.

En effet, si l’on avait assisté à ce que beaucoup ont qualifié de parodie de justice à la suite du procès organisé en 2015, suite à l’assassinat en 2010 du secrétaire exécutif de l’Ong la Voix des Sans Voix (VSV), Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana, c’était tout simplement à cause, a estimé une très large opinion, d’une forte influence politique sur la justice qui, à l’époque, n’a pas permis de condamner les vrais coupables de l’assassinat des deux activistes des droits humains.

Le même constat semble s’observer aujourd’hui, indiquent les analystes politiques, avec l’affaire Chérubin Okende qui, au regard de son évolution, semble connaître une issue avec un goût très amère d’inachevé.

En effet, l’opinion a été surprise d’apprendre ce jeudi 1er février 2024 par le canal des médias, la décision du procureur général de la république consistant à remettre à la famille de l’ancien ministre son corps pour l’organisation des obsèques six mois après son assassinat.

Ce, alors que cette étape des obsèques, sur décision du même, devait intervenir après les enquêtes sensées élucider les causes ou les circonstances de l’assassinat, au travers notamment de l’autopsie qui devait être effectuée sur le corps.

Ces enquêtes, ont-elles connu un point mort et pourquoi ? Ou ont-elles été carrément abandonnées et pour quelles raisons ? Y’a-t-il une influence politique à l’origine de cette situation qui fait que même le rapport de l’autopsie n’a pas été porté à la connaissance de la famille?

En tout cas, seule la justice est la mieux placée pour répondre à ces questions.

Mais du côté de la famille de Chérubin Okende où l’on attendait l’aboutissement des enquêtes dans l’espoir de connaître qui est son véritable assassin, afin d’ obtenir sa condamnation, c’est le sentiment de déception qui domine après la décision du procureur.

Raison pour laquelle elle a décidé de porter l’affaire devant les juridictions internationales, d’après l’annonce faite par son avocat, maître Laurent Onyemba.

Doit-on alors conclure, au regard de cette issue de l’affaire Okende à un assassinat impliquant directement ou indirectement des membres ou proches du régime au pouvoir en place qui auraient manipulé la justice, comme le disent certains afin d’ échapper à des condamnations pour préserver la bonne image du régime ?

En tout cas, le fait que la justice n’aie pas conduit le processus des enquêtes liées à l’assassinat de Chérubin Okende jusqu’au bout pour faire éclater la vérité, constitue un élément qui vient servir d’argument de taille à ceux qui soutiennent la thèse d’un assassinat politique qui risque de coller longtemps à la peau du régime de Félix Tshisekedi de la même manière que l’a été celui de son prédécesseur Joseph Kabila suite à l’assassinat de l’activiste des droits de l’homme Floribert Chebeya.

« Autant il a fallu attendre le départ de Joseph Kabila du pouvoir pour avoir un contexte politique favorable à l’organisation en 2022 du procès en appel qui a permis de condamner John Numbi , ancien inspecteur général de la Police Nationale Congolaise comme commanditaire de l’assassinat de Chebeya et Bazana, autant il faudra attendre un contexte politique qui sera également favorable à l’organisation en Rdc d’un procès qui va permettre d’identifier et de condamner le ou les vrais commanditaires de l’assassinat de Chérubin Okende  » a estimé un Analyste politique.

Le Dialogue

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