Suivez-nous sur

Politique

Assemblée nationale : le député Guy Mosomo exige des réponses urgentes face à la persistance du phénomène Mobondo

La Rédaction

Publié

le

La plénière de l’Assemblée nationale tenue ce vendredi 28 novembre a été marquée par une intervention particulièrement attendue : celle du député national Guy Mosomo, élu du territoire de Kwamouth dans la province du Maï-Ndombe. À travers une motion d’information, l’élu a tiré la sonnette d’alarme face à la recrudescence inquiétante du phénomène Mobondo, un mouvement violent qui continue de semer la terreur dans plusieurs zones de l’ouest du pays.

Dès sa prise de parole, Guy Mosomo a sollicité la convocation urgente du Vice-Premier ministre de la Défense ainsi que du Vice-Premier ministre de l’Intérieur. Selon lui, ces deux membres du gouvernement doivent s’impliquer personnellement, avec l’appui de leurs experts sécuritaires, afin d’élaborer des solutions concrètes visant à mettre un terme définitif à ce phénomène qui s’enracine et gagne du terrain.

Un phénomène qui dépasse Kwamouth

Dans son exposé, le député a souligné que le fléau Mobondo n’est plus circonscrit au seul territoire de Kwamouth. Ses ramifications s’étendraient désormais :

au territoire de Kenge,

au territoire de Kivula dans le Kongo Central,

et jusque dans la périphérie même de Kinshasa.

Face à cette expansion préoccupante, Guy Mosomo s’est interrogé, non sans indignation : « Jusqu’à quand le phénomène Mobondo va-t-il perdurer ? »

Pour l’élu, l’inaction ou la lenteur de la réponse sécuritaire risque de renforcer davantage ces groupes armés, au détriment des populations civiles déjà durement éprouvées.

Une population confinée, privée de ses moyens de survie

La préoccupation du député ne se limite pas aux violences rapportées. Il a insisté sur le drame silencieux que vivent au quotidien les habitants de Kwamouth. Ces derniers, a-t-il expliqué, n’osent plus accéder à la forêt, pourtant essentielle à leur subsistance, par crainte des miliciens Mobondo qui s’y sont retranchés.

Ce repli forcé a d’importantes conséquences socio-économiques :

impossibilité de pratiquer la chasse et la cueillette,

raréfaction des ressources alimentaires,

perte des activités génératrices de revenus,

et montée de la peur et de la précarité au sein des villages.

Un appel à une réponse de l’État à la hauteur de la menace

Pour Guy Mosomo, il est impensable que les populations de Maï-Ndombe et des provinces voisines continuent de vivre dans l’angoisse alors que des moyens institutionnels existent pour restaurer l’ordre. Sa motion d’information vise donc à pousser l’exécutif à agir rapidement et efficacement.

La plénière, attentive à la gravité du message, devrait examiner dans les prochains jours les suites à réserver à cette demande.

En attendant, le député Mosomo reste déterminé à porter la voix de ses électeurs : celle d’un peuple qui réclame avant tout sécurité, liberté de mouvement et dignité.

Partager cet article
Continuer la lecture