Politique
Modeste Bahati Lukwebo saisit la justice dans l’affaire Bralima et rejette tout projet de changement de la Constitution

Le professeur , deuxième vice-président du Sénat et président de l’AFDC-A, a animé ce mercredi une conférence de presse à l’immeuble Maison Blanche, situé dans la commune de Lingwala à Kinshasa.
Devant les médias, il a abordé deux sujets majeurs de l’actualité nationale : l’affaire Bralima, dans laquelle il affirme être victime d’imputations diffamatoires, et le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution.
D’entrée de jeu, le sénateur Bahati a annoncé avoir officiellement déposé une plainte auprès de la justice afin de faire la lumière sur les accusations portées contre lui dans le cadre de l’affaire impliquant la société brassicole . Selon lui, plusieurs déclarations relayées dans l’espace public auraient tenté de l’associer, à tort, à des pratiques irrégulières liées à ce dossier.
« Des accusations graves ont été portées contre ma personne sans fondement ni preuve. Pour préserver mon honneur et permettre à la vérité d’éclater, j’ai décidé de saisir les juridictions compétentes », a-t-il déclaré devant les journalistes.
Le professeur Bahati Lukwebo a dénoncé ce qu’il considère comme une campagne de désinformation visant à ternir son image et son parcours politique. Il a affirmé que seule la justice est habilitée à établir les responsabilités dans cette affaire et a appelé à la prudence dans la diffusion d’informations non vérifiées.
Au-delà de cette démarche judiciaire, l’autorité politique s’est également exprimée sur le débat national relatif à une possible révision de la Constitution. Sur ce point, sa position s’est voulue claire et sans équivoque. Le leader de l’AFDC-A a affirmé son opposition à toute initiative visant à modifier la loi fondamentale du pays dans le contexte politique actuel.
Selon lui, la priorité devrait plutôt être accordée au respect strict de la Constitution en vigueur et à la consolidation des institutions démocratiques. « La Constitution doit être respectée telle qu’elle est. Les débats qui pourraient fragiliser l’équilibre institutionnel ne sont pas opportuns dans la situation actuelle de notre pays », a-t-il soutenu.
Le deuxième vice-président du Sénat a par ailleurs insisté sur la nécessité de préserver la stabilité politique et institutionnelle, estimant que les préoccupations majeures de la population restent la sécurité, la cohésion nationale et le développement socio-économique.
La conférence de presse s’est achevée sur un appel à la responsabilité des acteurs politiques et des médias. Le professeur Bahati Lukwebo a invité chacun à privilégier la vérité, la transparence et le respect des institutions dans la gestion des débats publics.
Avec le dépôt de cette plainte et sa prise de position sur la question constitutionnelle, l’affaire Bralima et le débat sur la réforme de la loi fondamentale continuent d’alimenter les discussions sur la scène politique en République démocratique du Congo.
Le Dialogue