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Que retenir des arrêts rendus par la cour constitutionnelle ?
Après le coup de théâtre de ce mardi 12 mars 2024 provoqué par les arrêts de la cour constitutionnelle invalidant deux des trois membres du bureau d’âge de l’ Assemblée nationale, il y’a l’ impérieuse nécessité de combler le vide par la mise en place d’un nouveau bureau d’âge.

Celui qui a comme mission d’ organiser l’élection des membres du bureau définitif de l’Assemblée nationale ; les deux autres missions dévolues à ce bureau à savoir, la validation des mandats des députés et l’élaboration du projet de règlement intérieur ayant déjà été accomplies.
Il est maintenant question d’identifier dans la nouvelle configuration de la chambre basse, après la proclamation par la haute cour des résultats définitifs des élections législatives du 20 décembre 2023, deux nouveaux députés nationaux les moins âgés parmi les 477 définitivement proclamés élus.
Deux nouveaux benjamins qui vont remplacer au sein du bureau d’âge, Serge Bahati et Agée Aje Matembo Toto Moïse, fils biologiques des deux caciques ayant occupé plusieurs fonctions sous le régime de Joseph Kabila qu’ils ont quitté pour rejoindre l’actuel président de la république Félix Tshisekedi.
Il s’agit de Modeste Bahati Lukwebo et de Agée Aje Matembo, respectivement président du Sénat et questeur de la Céni sous le pouvoir de Félix Tshisekedi.
En effet, la proclamation de leurs fils par la Céni comme députés nationaux avait suscité des commentaires dans tous les sens, parce que perçue au sein d’une très large opinion comme résultatant de l’ influence directe de leurs géniteurs.
Il y a lieu de rappeler que lors de la proclamation des résultats provisoires des législatives par la centrale électorale, plusieurs noms des candidats proches des membres du bureau et de la plénière de la Céni avaient été cités comme élus députés nationaux.
C’est notamment le cas de l’épouse et du fils du questeur Agée Aje Matembo dont le premier vient d’être invalidé tandis que la seconde est proclamée définitivement élue par la cour constitutionnelle.
Aussi, se pose-t-on la question de savoir si en invalidant ces « fils à papas », la haute cour veut envoyer un signal fort pour lutter contre le népotisme ou la légèreté dans la gestion des affaires de l’Etat au cas où les invalidés l’ont été pour cause de tricherie, ou s’il s’agitl d’un règlement des comptes entre sociétaires de l’ Union sacrée comme cela se chuchotte déjà dans des Etats Majors politiques.
Ce, au regard du constat découlant des arrêts de la cour constitutionnelle rendus dans la majorité des cas au détriment du regroupement Afdc de Modeste Bahati Lukwebo dont plusieurs députés ont été invalidés.
Le Dialogue