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Vital Kamerhe réclamé à la tête de l’Assemblée nationale par l’ensemble des députés
Les observateurs qui se trouvaient dans l’enceinte du Palais du peuple ont vécu une journée particulière. En effet, de retour au pays après un court séjour en Europe, le président du parti l’Union de la national congolaise –UNC- Vital Kamerhe s’y était rendu le vendredi 15 mars 2024 pour prendre part à la plénière du jour convoquée par le président du bureau d’âge, Christophe Mboso Nkodia.
Celui que ses partisans et artistes-musiciens congolais appellent familièrement «Le pacificateur jusqu’au bout» a été ovationné à son arrivée par plusieurs cadres et députés nationaux de son regroupement politique AA/UNC, ainsi que plusieurs membres du personnel administratif de l’Assemblée nationale.
Toujours souriant, l’ancien ministre de l’économie nationale a serré plusieurs mains, avant de prendre la direction de la salle des plénières. Dans la foule, ses supporters n’ont cessé de le réclamer au poste de président de l’Assemblée nationale. Et pour cause : parmi ses collègues comme dans l’opinion, Vital Kamerhe est réputé pour son sens d’ouverture, son abord facile, son esprit humaniste, etc. Les bons souvenirs de sa gestion entre 2007 et 2009 comme président de de la chambre basse du parlement plaident en faveur de son retour à la tête de cette institution.
Redynamiser l’Assemblée nationale
A ce jour, les acteurs politiques congolais connaissent bien leur situation à la suite des arrêts de la Cour constitutionnelle. Alors que Christophe Mboso ne représente que l’ombre de lui-même dans le paysage politique de notre pays, ne veut pas quitter son poste juteux. Il s’agite dans tous les sens pour s’y maintenir. Pourtant, nul n’ignore que notre pays est pour le moment confronté à de multiples défis qui nécessitent, pour les relever, la présence à la tête de l’Assemblée nationale, d’un homme neuf, un acteur politique aguerri, qui a toujours cheminé avec le chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Et pas celui qui occupa sept fois les fonctions de ministre pendant la deuxième République, et qui, n’ayons pas la mémoire courte, avait farouchement combattu Félix Tshisekedi lors de l’élection présidentielle de 2018.
N’ayant aucun poids politique, personne ne pourra expliquer le maintien de Christophe Mboso au poste de speaker de la chambre basse du Parlement. Il ne sera pas à sa place. Président du bureau d’âge lors du «déboulonnage» du bureau Mabunda, puis président du bureau définitif pour le premier mandat de Félix Tshisekedi, et aujourd’hui encore président du bureau d’âge –un vrai doyen d’âge est d’ailleurs là maintenant-, il veut s’accrocher à son fauteuil par tous les moyens.
L’autre motif qui explique sa peur de quitter son poste, serait sa gestion calamiteuse des finances à sa disposition. Il s’agirait des fonds spéciaux d’intervention que le président peut manipuler comme bon lui semble, en payant par exemple un groupe de députés qui lui seraient favorables. Négligeant totalement les assistants parlementaires qui le vouent aux gémonies.
C’est dire que les députés nationaux rendraient un très mauvais service au pays s’ils élisaient à nouveau cet octogénaire au perchoir de l’Assemblée nationale. C’est plutôt Vital Kamerhe, une personnalité politique capable d’ouvrir plusieurs portes des grands de ce monde, pour plaider la cause de la RDC.
Le Dialogue