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Ça passe ou ça casse se samedi à l’Assemblée nationale !
Prévue pour ce samedi 18 mai, l’élection du bureau définitif de l’Assemblée nationale se prépare dans un contexte de crise.

Alors que les candidats retenus aux différents postes sont déjà en campagne ce jeudi 16 mai, conformément au calendrier établi, une pétition a été initiée contre un membre du présidium de l’Union sacrée, en l’occurrence Christophe Mboso, président du bureau provisoire de l’Assemblée nationale.
Ayant déjà réuni plus de 200 signatures des députés nationaux, les auteurs de cette pétition, très en colère, voudraient obtenir l’éviction de Christophe Mboso du poste qu’il occupe actuellement comme président du bureau provisoire de l’Assemblée nationale.
Il est accusé d’avoir étouffé les ambitions de beaucoup de députés membres de l’Union sacrée qui ont vu leurs candidatures à l’élection du bureau définitif de l’Assemblée nationale récalées.
S’en tenant aux conclusions d’une commission chargée de l’examen des dossiers de candidatures mise en place de manière unilatérale, en dehors de la plénière de l’Assemblée nationale et décriée par les députés, Christophe Mboso a rendu public tard dans la nuit du mercredi 15 mai un communiqué qui reprend la liste des candidats retenus par ladite commission présentée comme totalement acquise à lui.
La simple analyse de cette liste révèle son caractère très sélectif en ce qu’elle ne reprend que des candidatures de l’Union sacrée favorables à Christophe Mboso.
Plusieurs députés de l’Union sacrée qui ont voulu compétir à certains postes, dont celui du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale où Christophe Mboso est candidat, ont été désagréablement surpris de découvrir ce jeudi 16 mai une liste affichée des candidats sans leurs noms.
C’est le cas du député Antipas Mbusa Nyamuisi qui a voulu croiser le fer avec Christophe Mboso en déposant son dossier de candidature au poste de deuxième vice-président.
Cas également de la députée Grâce Neema, bénéficiaire du soutien de beaucoup de députés nationaux, qui a postulé comme Questeur pour le compte de la Grande orientale ainsi que du regroupement CODE, membre de l’Union sacrée, mais qui a vu sa candidature recalée.
Ce qui entraîne comme conséquence de se retrouver avec un bureau de l’Assemblée nationale non représenté par tout un espace linguistique suite au rejet de la candidature de l’honorable Neema au motif jugé fallacieux, que sa candidature n’a pas été accompagnée d’une procuration de l’Union sacrée.
Agacés par cette cette situation, les députés nationaux ont été choqués par les agissements du président du bureau provisoire de leur institution qui, de manière délibérée entretient selon eux, la confusion dans le seul but d’exclure des candidatures qui gênent la sienne.
Une attitude qui indique-t-on, frise la dictature au sein de l’ Union sacrée pour la nation, contrastant selon un député de la plate-forme présidentielle avec la volonté du président Félix Tshisekedi à favoriser l’expression de la démocratie au sein de sa famille politique en reconnaîssant à tout un chacun la liberté d’exprimer ses ambitions.
A 48 heures de la tenue de l’élection du bureau définitif, l’on se demande si cette élection aura lieu dans un climat apaisé, surtout dans le contexte actuel de contestation de la liste des candidats validée unilatéralement par Christophe Mboso.
Ce qui n’est pas certain au regard des rumeurs qui circulent dans les couloirs du palais du peuple faisant état d’un possible scénario susceptible d’empêcher le bon déroulement de la plénière électorale de ce samedi au cas où le présidium de l’Union sacrée s’en tiendrait aux conclusions de la commission évoquée ci-haut avec la liste des candidats objet de contestation.
Freddy Longangu