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Politique

Dialogueen RDC : l’ONU plaide pour un processus véritablement inclusif

La Rédaction

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Le dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi est appelé à franchir un test majeur : celui de son inclusivité. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, mardi 29 septembre à New York, le chef de la MONUSCO, James Swan, a salué l’initiative présidentielle tout en rappelant que la réussite d’un tel processus dépendra largement de sa capacité à rassembler les principales forces de la vie nationale.

Pour les Nations unies, le dialogue ne peut se limiter à réunir des acteurs déjà favorables à son principe ou à ses modalités. Il doit ouvrir un espace permettant aux différentes sensibilités politiques et aux autres composantes concernées de la société congolaise de faire entendre leurs préoccupations. C’est à cette condition que les conclusions des assises pourront bénéficier d’une légitimité suffisamment large.

James Swan a notamment insisté sur trois éléments : le caractère inclusif du processus, la confiance accordée aux facilitateurs et la capacité du dialogue à s’attaquer aux priorités nationales les plus urgentes. Un message qui résonne comme une mise en garde contre tout processus dont le format serait arrêté sans concertation suffisamment large.

Le risque d’un dialogue sans les principaux protagonistes
L’enjeu est particulièrement sensible dans un contexte politique marqué par de profondes divergences entre les différentes forces nationales. En écartant certains acteurs majeurs de la scène politique, le pouvoir risque de se retrouver face à un dialogue dont les conclusions seraient contestées avant même leur mise en œuvre.

Un dialogue national est, par définition, destiné à rapprocher des positions divergentes. S’il devient un cadre où certaines sensibilités sont absentes ou insuffisamment représentées, la question de sa représentativité se posera inévitablement. Les participants pourraient parvenir à des accords, mais leur capacité à produire un consensus national durable pourrait être fragilisée.

C’est précisément sur ce point que l’exigence formulée par l’ONU prend toute son importance. Pour l’organisation internationale, l’objectif ne consiste pas uniquement à organiser des assises, mais à créer les conditions politiques permettant aux décisions qui en sortiront d’être acceptées par un éventail suffisamment large de forces nationales
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L’inclusivité, condition de la crédibilité

La question du format apparaît ainsi comme déterminante. Un dialogue conçu autour d’un cercle restreint d’acteurs pourrait nourrir la méfiance de ceux qui n’y seraient pas associés.

À l’inverse, l’ouverture à des sensibilités diverses permettrait de confronter les propositions, de faire émerger des compromis et de réduire les contestations ultérieures.

Le message de James Swan intervient donc à un moment crucial. En saluant l’existence d’un large consensus sur la nécessité d’un dialogue, le responsable onusien souligne implicitement que l’accord sur le principe ne suffit pas. Reste à déterminer qui doit participer, selon quelles règles et avec quelles garanties.

La confiance dans les facilitateurs constitue également un élément essentiel. Pour être crédible, le processus doit être perçu comme suffisamment équilibré par les différents protagonistes. Sans cette confiance, les absences, les désaccords sur le format ou les contestations des règles de participation pourraient rapidement prendre le dessus sur les discussions de fond.

Éviter un dialogue qui reproduirait les divisions
L’objectif affiché d’un dialogue national est de contribuer à résoudre les principales difficultés auxquelles la République démocratique du Congo est confrontée. Mais un processus qui reproduirait les fractures politiques existantes, en laissant à l’écart certains acteurs importants, pourrait paradoxalement accentuer ces divisions.

La question n’est donc plus seulement de savoir si le dialogue aura lieu, mais surtout dans quelles conditions il sera organisé. L’appel des Nations unies à l’inclusivité place ainsi les autorités congolaises devant un choix de méthode : privilégier un format limité ou élargir suffisamment le cadre pour donner aux assises une représentativité susceptible de renforcer la portée de leurs conclusions.

Dans ce contexte, l’exclusion d’acteurs majeurs de la vie politique nationale pourrait constituer un obstacle sérieux à la recherche d’un compromis durable. Même si les discussions aboutissaient à des résolutions, leur mise en œuvre pourrait être confrontée à une contestation persistante de la part des forces non associées au processus.

Le message de l’ONU est donc clair sur un point : la réussite du dialogue ne dépendra pas uniquement de la tenue des assises, mais de leur capacité à rassembler.

En RDC, où les divergences politiques restent profondes, un dialogue dont une partie significative des protagonistes serait absente risquerait de rester limité dans sa portée et de ne pas répondre à l’objectif d’un véritable consensus national.

Le Dialogue

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